CARNET DE VOYAGE/Eté 1999

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L'Autriche, une destination de rêve 
                   … sur les traces du divin Mozart

“Ne perd pas l'occasion de voir quelque chose de beau”, disait l'écrivain anglais Charles Kinsley à un ami. Et il ajoutait : “La beauté est la signature de Dieu”. 
A l'évidence, Dieu à signé l'Autriche.
L'album photo et le journal de nos vacances suffiront pour s'en convaincre définitivement …

Par Cécile Bordeau
Ecouter Mozart, Concerto pour clarinette, KV 622 

Samedi 26 juin

Levées très tôt, nous partons d'Aix à 5h41 avec notre ZX pour une destination de rêve: l'Autriche.
Nous avons préparé ce voyage pendant presque six mois, avec tout ce que cela comporte de démarches : demandes de documentations, réservations d'hôtels, de spectacle, demande de certificats rédigés en allemand pour notre chienne Lakmé (qui ne serviront d'ailleurs à rien, car les frontières n'existent plus), élaboration de notre programme de visites, demandes de vignettes pour les autoroutes, etc
Bref, enfin prêtes pour des vacances exceptionnelles, nous nous dirigeons vers la frontière italienne, que nous franchissons à 8h00.
Nous traversons successivement : la Ligurie, le Piémont, la Lombardie (Province de Pavie), le 45ème parallèle à 10h38, la région de Emilia Romagna (Province de Piacenza).
Bref pique-nique sur l'aire de repos de Crémona-Sud. Passage au large de Vérone (Vénétie), traversée du Haut Adige et du Tyrol Italien. Nous passons le péage du Brenner, pressées d'arriver enfin à notre hôtel du Tyrol, à Nösslach, où nous parvenons à 16h00.

Ce charmant hôtel est situé à quelques kilomètres du Brenner, entouré de montagnes et de prairies verdoyantes. Le paysage est idyllique. Fatiguées de cette longue journée de route, nous déchargeons nos bagages et faisons une promenade à pied autour de l'hôtel. Le repas que nous prenons à 18h30 (en Autriche, il est d'usage de déjeuner et de dîner tôt), est conforme à nos attentes, car l'hôtel nous avait été recommandé.
Je n'hésite donc pas une seconde et commande donc la fameuse “truite au bleu”, à laquelle nous pensons depuis six mois
Nous nous couchons très tôt, en écoutant, toutefois, à la télévision autrichienne, le concours de Volksmusik.

Dimanche 27 juin
 
Après un copieux petit-déjeuner, nous nous promenons encore dans la montagne autour du Gasthof Humlerhof, d'où nous repartons à 9h40.
Nous reprenons la route vers Salzbourg, en décidant de faire halte (après le Pont de l'Europe) à Innsbrück. Nous parcourons la Maria Theresien Strasse et allons admirer le Toît d'Or, où nous prenons quelques photos, un peu frustrées de ne pouvoir en voir plus, car vraiment Innsbrück semble avoir du charme.
Mais il reste encore de la route, et nous repartons donc pour Salzbourg. Nous passons la frontière allemande et longeons le Chiemsee, avant de repasser en Autriche.
Notre arrivée à l'hôtel Winklofer a lieu à 13h30. Après notre installation à l'hôtel, nous décidons d'aller faire un tour en ville et d'aller au Café Tomaselli, déguster café et pâtisseries (délicieuses).

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En nous y rendant, nous assistons à la clôture du mariage de la fille d'un richissime industriel allemand. L'Eglise de la Collégiale est tapissée de fleurs du sol au plafond. Fleurs, dont la quantité est telle qu'elles sont distribuées aux passants qui le désirent. Nous ne résistons pas et revenons donc avec une gerbe somptueuse, qui décorera notre chambre pendant presque huit jours.
Nous faisons ensuite quelques pas en ville (Getreide Gasse, Mozartplatz, etc) et dînons de sandwiches-saucisses sur l'Alter Markt (hutte à saucisses), avant d'aller nous coucher.

Lundi 28 juin

Nous nous levons très tôt, comme nous le ferons pratiquement tous les jours pendant nos vacances, étant donné le nombre impressionnant de visites programmées.

Après l'achat de nos cartes "Salzburger Sommer Joker", des cartes réalisées par les offices du tourisme qui nous permettront de faire bon nombre de nos visites sans bourse délier, nous allons retirer nos billets au Marionetten Theater, pour le spectacle du 8 juillet, que nous avons réservé début janvier.
Nous allons nous promener aux jardins Mirabell et allons ensuite prendre notre premier repas au "Brauhaus Gastzimmer”, que nous appelons, nous, "Chez Rosa”.
L'après-midi, nous décidons d'aller visiter la mine de sel de Hallein-Bad Dörnberg. La visite est très agréable : descente en wagonnets, traversée des galeries à pied, descente en toboggans géants, bateau sur le lac souterrain salé, remontée en wagonnets. Le tout, revêtues de tenues de mineurs.
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour avec Lakmé, dans le Mönchsberg (montée et descente en ascenseur), avant d'entamer, bien que fatiguées, un tour en ville.
Nous dînons chez Rosa, et notre journée s'achève à 21h30.

Mardi 29 juin
 
Le beau temps étant au rendez-vous, nous décidons d'en profiter pour nous rendre dans le Salzkammergut, cette merveilleuse région de lacs et de montagnes, où les chalets fleuris sont légion.
Notre première étape est celle de Fuschl am See. La seconde, celle de St Gilgen.
St Gilgen, fut à l'amorce du lac de St Wolfgang, un avant-poste des princes archevêques de Salzbourg vers l'est, et offre l'un des tableaux les plus connus du Salzkammergut. Il n'est pas indifférent de rappeler les attaches familiales de Mozart avec ce coin de terre béni : sa mère, Anna-Maria Pertl, y naquit en 1720 et sa soeur "Nannerl" s'y établit après son mariage avec le Baron Berchtold zu Sonnenburg, en poste au village. Une plaque sur la maison du tribunal rappelle ce souvenir.

Nous visitons le musée des instruments de musique, et flânons dans le village ainsi que sur les bords du lac.
Pour l'anecdote, j'ai l'occasion de faire un massage des pieds sur une machine infernale, qui est destinée à défatiguer : c'est surprenant mais efficace !
Nous reprenons ensuite la route en direction de Bad Ischl, en passant sur la route en face de Saint Wolfgang.


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Bad Ischl fut la ville d'eaux d'Autriche la plus marquée par les fastes du règne de François-Joseph et, soixante-dix ans durant, l'un des foyers de vie mondaine les plus brillants d'Europe.
Après une promenade dans les rues de Bad Ischl jusqu'à l'Esplanade Zauner, nous déjeunons au "Restaurant Schenner" où l'on sert un repas buffet, servi dans des grands plats en cuivre, disposés au centre de la salle.
Nous décidons de visiter la Kaiservilla, mais je visite seule les intérieurs, Lakmé n'étant pas admise.
La Kaiservilla, avec ses colonnades à l'antique, s'élève sur la rive gauche de l'Ischl, dans le cadre d'un magnifique parc paysager, le Kaiserpark. Par la place réservée à l'art cynégétique et par la simplicité des appartements de l'empereur (bureau, chambre à coucher), elle révèle la personnalité intime de François-Joseph passionné de chasse et montrant pour le confort "moderne" un mépris souverain. C'est là que le 1er août 1914, il signa la déclaration de guerre à la Serbie. Le Salon Gris, sur lequel s'ouvrent l'oratoire et le bureau de l'impératrice, a été laissé dans l'état où "Sissi" le quitta le 16 juillet 1898, à son départ pour Genève, voyage dont elle ne revint pas.
Nous allons ensuite visiter la Lehar Villa (maison de Franz Lehar), avant de refaire quelques pas en ville.
Nous terminons notre excursion par Saint Wolfgang: visite du village et de l'église, en admirant tout particulièrement le rétable de Michael Pacher.
L'invasion de visiteurs n'est pas une nouveauté pour le village de Saint Wolfgang, qui à partir du 12ème siècle, devint un centre de pèlerinage, dont l'église s'enrichit de magnifiques oeuvres d'art. Cette tradition d'accueil explique peut-être que la vie locale n'est pas été désorientée par l'afflux de touristes, car le bourg est devenu désormais, bon gré, mal gré, le pays de "l'Auberge du Cheval Blanc", avec son décor d'opérette et son lac à sa mesure.
Ajoutons que Saint Wolfgang n'est pas en Tyrol, comme certains adaptateurs du livret, à l'étranger, l'ont situé.
Signalons au passage, qu'il y a Saint-Wolfgang, l'Auberge du Cheval Blanc, mais aussi celle du Cheval Noir.
Le retour sur Salzbourg s'effectue par Mondsee. Dîner chez Rosa.

Mercredi 30 juin
 

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Départ de l'hôtel à 8h00, pour le Königssee, en Haute-Bavière. Grâce à notre carte "Salzburger Sommer Joker”, nous faisons le tour du lac en bateau, avec arrêts à St Bartholomä et Salet.
Le célèbre écho du lac nous est révélé par le son de la trompette que joue le marin à bord du bateau.
Ce lac allongé, aux rives escarpées, souvent inacessibles, offre un tableau romantique de la Haute-Bavière. Le bateau navigue silencieusement sur les eaux sombres du lac dominé à l'ouest par les escarpements gigantesques du Watzmann et au sud par les soubassements du Steinernes Meer. Un peu plus loin, apparaît la chapelle de St Bartholomä, originale construction dont la triple abside évoque trois courtes quilles imbriquées. L'escale à St Bartholomä permet d'admirer le site et de visiter le hameau dont les maisons sont tapies sous les érables touffus.

Notre seconde escale (à Salet) nous permet de déjeuner dans un endroit idyllique, où règne un calme indescriptible.
Après cette bien agréable promenade, dont nous garderons un souvenir particulier, sans doute suscité par la caractère singulier de ce lac, nous faisons un bref passage dans les rues de Berchtesgaden, avant de nous rendre au "Nid d'Aigle".
 
Nous laissons notre voiture sur le parking obligatoire, avant de monter dans l'un des nombreux autobus qui acheminent les touristes sur l'éperon rocheux du Kehlstein, par une route pour le moins sinueuse. Le lacet par lequel la route quitte le ravin de la Scharitzkehlalm, fermé par les parois du Hoher Göll, en constitue le passage le plus hardi.
Du terminus de la route, où l'on s'inscrit dès l'arrivée pour le convoi de descente choisi, un ascenseur (qu'on pourrait comparer à un immense caisson de cuivre ou d'or) épargne les derniers cent mètres de montée.
Au sommet du Kehlstein, (alt. 1834m), éperon détaché du Hoher Göll, le Teehaus (salon de thé) ne fut jamais une installation militaire, en dépit de l'appellation de nid d'aigle que popularisèrent les troupes alliées. Hitler, lui même, n'y monta que cinq fois.
Le panorama se déploie à droite du Hoher Göll: Steinernes Meer (au premier plan, une partie du Königssee), Watzmann, Hochkalter, Reiteralpe, Untersberg, puis au delà de Salzbourg, les moutonnements apaisés des Préalpes du Salzkammergut, butant contre le massif du Dachstein, où brillent de petits glaciers.

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Après cette journée bien remplie, nous retournons sur Salzbourg, où nous attendent des embouteillages "monstres".

Jeudi 1er juillet

Avec encore l'amorce d'une belle journée, nous décidons d'aller visiter Hallstatt, par une route toutefois longue, en passant par les lacs Gosau, où nous faisons un passage éclair.
 

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Accroché au versant escarpé d'un contrefort du Dachstein, plongeant dans les eaux sombres du lac, qui lui doit son nom, le village de Hallstatt offre une image populaire de l'Autriche romantique. Les rues y sont si étroites et si raides que l'habitude a été prise de faire la procession de la Fête Dieu sur le lac, en barque, au large de la localité.
Nous visitons donc ce charmant village, classé au patrimoine de l'Unesco.
Notre promenade dans les ruelles du village nous amènent à la St Michaelskapelle: ici, l'étage inférieur de ce sanctuaire abrite l'ossuaire paroissial (Beinhaus), utilisé depuis 1600, où l'on transférait les ossements après 10 ou 20 ans d'inhumation dans le cimetière trop exigu. 700 parmi les 1200 crânes qu'il contient portent la date du décès, l'âge du défunt et sa profession, et sont peints de guirlandes de roses, de laurier, de lierre ou de feuilles de chêne.
Bref déjeuner-saucisses (hutte à saucisses).

La seconde partie de cette journée nous ramène vers St Gilgen, où nous décidons (toujours grâce à nos cartes "Salzburger Sommer Joker”) de prendre le téléphérique qui mène au Zwölferhorn, et où l'on atteint 1520m d'altitude.

De là-haut, le panorama sur les lacs du Salzkammergut est splendide.
Pour terminer notre après-midi, nous faisons de la luge d'été (Sommerrodelbahn) à Fuschl am See, un régal pour qui aime la glisse, de surcroît au milieu des sapins.
Encore de nouveaux embouteillages à Salzbourg pour rejoindre notre hôtel. Dîner chez Rosa.


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Vendredi 2 juillet

Nous décidons pour nous reposer un peu de la voiture, de rester sur Salzbourg et de revoir les jardins Mirabell, le Château Mirabell (avec la Salle des Mariages ou Marmoorsaal) et son orangerie.
Nous grimpons ensuite au Kapuzinerberg (Mont des Capucins) et déjeunons au petit restaurant que nous avions "déniché"en décembre, au pied de la forteresse.
Nous décidons ensuite de reprendre la voiture pour Hallein, où il est possible (selon le guide de la Salzburger Sommer Joker Card) de faire des remontées mécaniques. Ce sera en vain, car elles ne sont finalement pas en fonction.
 
Revenues sur Salzbourg, nous allons nous promener au Mönchsberg, et découvrons un splendide "Relais & Châteaux", le Schloss Mönchstein.
A 20h, après dîner, nous allons écouter de la musique légère devant le Café Glockenspiel.

Samedi 3 juillet
 
Le beau temps étant toujours de la partie, nous allons découvrir d'autres lacs du Salzkammergut.
Le premier d'entre eux est le Traunsee, qui se situe à l'embouchure de la rivière Traun. On atteint Gmunden, une grosse bourgade tranquille.
Villégiature aimée des artistes et des poètes romantiques ou "Biedermeier”, le visiteur charmé trouve une véritable petite ville, colorée, dotée d'une des plages de lac les mieux aménagées d'Autriche, sur le versant nord des Alpes. Le vieux bateau à aubes "Gisela" récemment restauré, celui-là même qui emmena à son bord Sa Majesté l'Empereur François-Joseph 1er en 1872, propose une excursion sur le lac jusqu'à Ebensee.
Nous parcourons l'esplanade : cette promenade au bord du lac se déroule sur 2km, parmi les parterres fleuris, à l'ombre des marronniers. On atteint le Schloss Orth bâti sur un ilôt relié à la terre par une estacade, le château Ort est l'image souvenir de Gmunden. Il appartint à Jean Salvator, neveu de François-Joseph, qui renonça à ses titres pour courir l'aventure dans le monde sous le nom de Jean Orth. Il disparut dans un naufrage au large de l'Amérique du Sud.

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        Salzbourg vue depuis le Mönchsberg
Ce jour-là, nombreux mariages au Château.

Nous repartons ensuite pour l'Attersee (le lac le plus vaste des Alpes Autrichiennes: 20km de longueur), où je me baigne dans une eau d'une température bien agréable.

Nous rejoignons Salzbourg en fin d'après-midi en traversant Unterach am Attersee et en longeant le Mondsee, avant de repasser par Fuschl am See.
Cette journée destinée aux lacs nous rappelle le dicton qui dit que "vivre dans une ville qui possède un lac, c'est vivre deux fois”. Que penser alors d'une région qui en compte 76 ?
Dîner chez Rosa.

Dimanche 4 juillet

La chaleur s'intensifiant encore, nous pensons qu'il convient d'aller toujours dans la région des lacs pour trouver quelque fraîcheur.
Parties à 8h de l'hôtel, nous nous rendons à Mondsee, où nous faisons une petite promenade au bord du lac, avec quelques photos sur la Romantik Strasse.
C'est le jour de la bénédiction des chevaux lipizzans (et autres animaux domestiques). La ville est animée (défilé de la musique) et fort jolie.
Nous allons ensuite pique-niquer au bord de l'Attersee, à l'endroit où Lakmé est autorisée, car beaucoup de lacs sont en fait des plages payantes, interdites aux chiens.
Retour vers 16h pour Salzbourg et dîner chez Rosa.

Lundi 5 juillet
 


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L'été décidant de rester avec nous, nous décidons d'aller une faire une promenade en bateau, sur le lac de Mattsee, et l'Obertrumer See.
Aujourd'hui, la chaleur est vraiment intense (36°), et après un repas (sans intérêt) dans une pizzeria de Mattsee, je fais un plongeon à la plage payante (Strandbad Mattsee). La température du lac est pour le moins agréable (25°), aussi ne suis-je pas la seule dans l'eau.
Après ce bain, nous allons visiter la petite chapelle d'Oberndorf où fut composée et jouée pour la première fois, la mélodie, mondialement connue, de "Stille Nacht, Heilige Nacht"(Douce Nuit, Sainte Nuit). L'endroit est charmant et nous faisons quelques photos, avant de visiter le musée et d'écouter "Douce Nuit, Sainte Nuit"en inuite et en taïwanais!
Nous revenons à Salzbourg sous une chaleur torride.

Mardi 6 juillet

Notre carte "Salzburger Sommer Joker" se transformant pour 24h en "Salzburg Card 24h" (ce qui signifie que l'entrée dans l'ensemble des musées de Salzbourg est gratuite, ainsi que les transports en commun), nous décidons de rester sur Salzbourg.
Après quelques achats de disques, nous visitons la maison natale de Mozart, la Résidenz (die Prunkrume) et la Residenzgalerie (peintures européennes du 16ème au 19ème siècle).
Nous visitons également le Petersfriedhof (cimetière St Pierre), adossé à la paroi verticale du Mönchsberg, dans laquelle sont creusées des catacombes. C'est dans ce cimetière que l'on trouve les tombes de Nannerl (la soeur de Mozart) et de Michel Haydn.
Dejeuner au restaurant au pied de la forteresse, puis montée en funiculaire à la Festung Hohensalzburg (Forteresse de Hohensalzburg), où nous souhaitions revoir le musée "die Welt der Marionetten”.
L'après-midi, nous visitons le Schloss Hellbrunn (Château d'Hellbrunn) et ses jardins à jeux d'eau "facétieux", d'où je ressors "arrosée".
"Cette ancienne résidence d'été de l'archevêque Marcus Sitticus fut bâtie en trois années, de 1613 à 1616, dans l'esprit des villas italiennes de Vénétie. Les jardins et les jeux d'eau ne manquent pas d'attrait ni d'imprévu: fontaines et grottes ornées de personnages, "théatre mécanique" où 113 figures sont mues par un mécanisme d'horlogerie, au son d'un orgue, étonnent plus d'un touriste dont l'enthousiasme est à peine tempéré par la surprise d'arrosages intempestifs”.

Mercredi 7 juillet
 
 

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Destination de cette belle journée: le Chiemsee et le Château de Louis II de Bavière : Herrenchiemsee.
Surnommé la "mer bavaroise", le Chiemsee est le plus vaste des lacs de Bavière. Il étale ses eaux calmes sur 82km2 entre des rives adoucies cernées de roseaux, face aux contreforts des Alpes bavaroises qui dressent, au Sud, leurs crêtes bien détachées.
Deux îles, la Herrninsel et la Fraueninsel, situées non loin de la côte occidentale, abritent, l'une un extraordinaire château, pastiche de Versailles, l'autre une abbaye.
De nombreuses stations estivales très fréquentées par les adeptes des sports nautiques s'échelonnent tout le long des rives du lac, en particulier Prien, villégiature la plus animée, et Seebrück.

Arrivées à Prien, en début de matinée, nous prenons le bateau pour la Herrninsel, et plus particulièrement le Château de Herrenchiemsee, que je visite seule, Lakmé n'étant, une nouvelle fois, pas admise.

"Ayant acheté l'île entière en 1873 pour la préserver d'un déboisement systématique, le jeune roi Louis II de Bavière voulut y élever un somptueux château. La visite de Versailles, en 1867, avait avivé chez lui le culte qu'il vouait au Roi Soleil : Herrenchiemsee serait la réplique de Versailles. Commencés en 1878, les travaux se pousuivirent jusqu'en 1886 ; à cette date, 20 millions de marks avaient déjà été dépensés et la cassette du souverain était vide. La mort du roi, qui n'avait résidé qu'une semaine dans ce palais mit un point final à ce rêve.
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La ressemblance entre la copie et le modèle est frappante : ordonnance des jardins à la française au centre desquels se dresse la fontaine de Latone; façade ornée de colonnes et couverte d'un toît plat à l'italienne dissimulé par une balustrade; suite d'appartements dont la Chambre de Parade et la Galerie des Glaces constituent l'apogée de la magnificence.”
Bref pique-nique et retour par Seebrück où nous admirons de belles façades décorées et des arbres de mai.
18h: promenade à pied dans Salzbourg et dîner-saucisses (hutte à saucisses).

Jeudi 8 juillet

Le beau temps nous ayant brusquement quitté, à cause d'une dépression venant d'Italie, nous faisons quelques courses dans
Salzbourg. L'après midi, visite de Alte Saline (Ancienne Saline) à Bad Reichenhall en Allemagne.

"Louis 1er de Bavière fit construire en 1834 le bâtiment des Sources, dans le goût troubadour, en vogue à l'époque. On pénètre dans la grande salle des machines où tournent deux immenses roues à aubes entraînant les pompes; le tableau paraît sortir de la Grande Encyclopédie. Des galeries et des cavernes revêtues de marbre mènent ensuite aux différents captages dont l'équipement a conservé quelques machineries archaïques, par exemple le bras de transmission long de 103m, qui meut, grâce à cinq articulations, la pompe de la source Karl-Theodor.”
A 19h30: nous allons au Marionnetten Theater, où l'on joue, ce soir, les "Hoffmanns Erzählungen" (Contes d'Hoffmann) de J. Offenbach.
"Ce théâtre sur la scène duquel d'extraordinaires marionnettes jouent les plus grands opéras a acquis une renommée mondiale. A l'affiche, les grandes oeuvres mozartiennes comme la Flûte Enchantée, les Noces de Figaro, Don Giovanni, mais aussi les chefs-d'oeuvre de Rossini, Offenbach, Strauss, Tchaïkowski, enregistrés par des orchestres réputés, transportent dans un monde d'artifice et d'illusion les spectateurs rassemblés sous les plafonds rococo de l'ancien hôtel Mirabell.”

Vendredi 9 juillet

Nous décidons de dire "au revoir" au Salzkammergut, et plus particulièrement à Saint Wolfgang et Bad Ischl, où nous déjeunons, une dernière fois, au Restaurant Schenner.
Nous profitons de ce shopping à Bad Ischl pour acheter notre CD de Volksmusik autrichienne, ainsi que notre noeud de bienvenue "Grüss Gott".
La journée se termine par une descente en luge d'été à Strobl (piste la plus longue d'Europe), mais où nous finissons la descente sous la pluie.
Retour sur Salzbourg.

Samedi 10 juillet

Cette dernière journée avant le départ (que nous anticipons à cause de la dépression qui est annoncée pour plusieurs jours) est consacrée aux derniers achats et aux démarches (vaines) pour régler notre amende de stationnement, que nous avons "récolté"au début de notre séjour à Salzbourg.
Les bureaux de poste étant fermés (c'est là que se réglent normalement les amendes) et la police inopérante, c'est finalement le mari d'une contractuelle, qui face à notre embarras, propose d'effectuer pour nous la démarche après notre départ.
Les bagages commencés, nous retournons avec Lakmé, cette fois-ci, à Hellbrunn, pour voir les jardins plus en détail.
 
Nous clôturons cette dernière après-midi, au Café Winkler, en haut du Mönchsberg, (pour déguster bière pour Maman, café Einspänner pour ma part, pâtisserie et Apfelstrudel), avant de faire un passage éclair à la Fête de l'Eté en ville, pour acheter un coeur en pain d'épices, une friandise traditionnelle ici.
Notre séjour en Autriche s'achève, à notre grand regret car nous avons vraiment goûté le charme particulier de ce merveilleux pays.

Pour conclure, rappelons la devise retrouvée lors des fouilles de la Cathédrale de Salzbourg : "Hic habitat felicitas" (ici réside le bonheur); on y croît aisément.
Allons, disons-le, si la valse nous étourdit, l'Autriche nous fait tourner la tête.
Et si c'était là, le paradis sur terre?

Dimanche 11 juillet

Nous partons de Salzbourg à 7h50 en direction d'Innsbrück. Nous traversons, ensuite, le Tunnel de l'Arlberg à 10h42 (d'où nous ressortons à 11h, en ayant parcouru 13km792 sous la montagne).
Nous passons la frontière entre l'Autriche et le Liechtenstein avant midi, traversons ensuite le Pays de Heidi (Heidiland) en Suisse, passons au bord du lac Wallersee, ainsi qu'au bord de celui de Zürich, où nous parvenons à 13h27.
Toujours par autoroute, nous passons au large de Berne, Lausanne, Genève, et arrivons à Annecy, (où nous resterons 3 jours, pour faire durer le plaisir des vacances), à 17h.
 
 

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