CARNET DE VOYAGE/mai 2000

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Le Tyrol et la Bavière, trésors des Alpes

Des paradis de verdure, des villes-joyaux où baroque et romantisme se côtoient : un univers à découvrir, loin du tourisme de masse.

Par Cécile Bordeau
 

 

Samedi 29 avril

Parties d'Aix-en-Provence, à 6 heures du matin, notre voyage s'effectue par le Nord de l'Italie, soit un peu plus de 880 km, par autoroute, avant d'atteindre la capitale du Tyrol, Innsbruck.
Notre arrivée à Innsbruck intervient vers 16h30, car nous avons perdu un peu de temps sur une aire de repos en Italie pour acheter une bouteille de chianti.
Le but de notre voyage atteint, il ne nous reste plus qu'à rejoindre notre hôtel, le City Goldene Krone, situé dans le centre-ville.

Mais aussi bien préparé qu'il soit, tout voyage peut révéler quelques surprises, parfois désagréables.
L'hôtel (et particuliérement la chambre) ne correspondant pas exactement à ce que nous en attendions (même si d'extérieur, il s'agit bien d'un palais historique), nous décidons de n'y passer qu'une seule nuit et de séjourner dans une petite ville située à la périphérie d'Innsbruck.

Il faut dire qu'Innsbruck est une ville où la circulation et le stationnement (hors parking souterrains) sont interdits. Notre arrivée mouvementée par l'accueil plutôt virulent d'un policier, nous incite à nous éloigner d'Innsbruck pour notre séjour, nous promettant d'y revenir ultérieurement pour une découverte plus en détails, à pied, car nous savons combien elle recèle de somptueux édifices et jardins.
 
Dimanche 30 avril
 

Notre installation à l'hôtel “Heiligkreuz" d'Hall im Tirol terminée (dans une chambre 4*), nous allons visiter cette sympathique petite ville médiévale et notamment ses superbes églises et sa tour de la monnaie, que nous nous nous promettons de visiter intérieurement dans les prochains jours.

Dejeuner vers midi et cuisine excellente : les vacances commencent.

 


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Aprés quelques photos dans le jardin de l'hôtel en début d'aprés midi, notre première excursion (étant donné le beau temps) sera l'Achensee, qualifié de “Perle du Tyrol", aprés la visite préalable de l'église de Volders, située sur le bord de l'autoroute.

Nous atteignons l'Achensee par une route de montagne, d'où le panorama est superbe et faisons halte à Pertisau.

Enchâssé dans les montagnes, du massif du Karwendel à l'ouest et à l'est du mont Hochiss, 2299m, l'Achensee est le plus beau lac du Tyrol (9km de long sur 1km de large et 133m de profondeur).

De retour sur Hall en fin d'aprés midi, il nous faut nous préparer à notre soirée au Landestheater d'Innsbruck, car nous avons réservé des places pour la “Flûte Enchantée" de Mozart, qui a lieu à 19h30.
La mise en scène de cet opéra est quelque peu surprenante par le mélange de classique et de moderne. La musique est bien sûr superbe, et les chanteurs excellents. Enchantées par notre soirée, nous sommes de retour à l'hôtel à 23 heures.

Lundi 1er mai

Aprés un copieux petit déjeuner, nous partons de l'hôtel à 8h30 pour visiter Innsbruck.

Innsbruck, le trésor des Alpes : Plus de 800 ans séparent l'ancienne construction du pont enjambant l'Inn de l'actuel paysage de gratte-ciels de la capitale tyrolienne. De leur temps déjà, les Habsbourg affectionnaient  cette ville au point d'en faire leur ville de résidence. Innsbruck est fortement marquée par une histoire vivace à laquelle on associe de grands noms tels que Maximilien 1er et l'Impératrice Marie-Thérése. A leurs yeux, Innsbruck était “la plus belle ville des pays germaniques". De brillants artistes ont par ailleurs répondu à son appel.
Son riche patrimoine culturel à quoi vient s'ajouter le renom d'Innsbruck en tant que double ville olympique en font 365 jours sur 365 un pôle d'attraction international pour les visiteurs et les vacanciers. Cette ville concilie - de façon à la fois harmonieuse et palpitante - nature, culture, sports et traditions et l'aura d'une ville universitaire et de congrés internationale.

La capitale du Land tire son nom de sa riviére (littéralement “le pont sur l'Inn"), à l'intersection des deux grandes voies de communication du Tyrol depuis la nuit des temps (la vallée de l'Inn et l'axe nord-sud par le Brenner, entre l'Allemagne et l'Italie). C'est avec plus de 100 000 habitants, l'une des grandes cités alpines (avec Bolzano et Grenoble). Elle abrita deux fois les jeux olympiques (en 1964 et 1976). Aujourd'hui, grand centre de tourisme grâce à sa proximité des champs de neige, mais également à son splendide centre-ville médiéval est ses exceptionnels musées et églises.

La principale artère de la ville est la Maria-Theresien Strasse, qui concentre la plupart des commerces de luxe et services haut de gamme. A l'extrémité de cette artère, se trouve la Triumphpforte (l'arc de triomphe), datant de 1765 et édifié pour accueillir l'impératrice Marie-Thérése et son époux, venus pour le mariage de leur enfant. Signe de continuité architecturale, on utilisa pour sa construction les pierres de la vieille porte de la ville (démolie pour faciliter le passage des carrosses) et celles des tours de l'enceinte.
Une anecdote : le décor de l'arc n'était pas achevé lors de l'arrivée des souverains. Statues et hauts-reliefs furent fabriqués en bois et plâtre. L'empereur mourut pendant les fêtes du mariage. Achevé quelques années plus tard, l'arc de triomphe reçu une ornementation commémorant ainsi la mort de l'empereur à Innsbruck en même temps que le mariage de son enfant.
Au milieu de la rue, qui va s'élargissant vers la vieille ville, la colonne Sainte-Anne (Annasaüle), élevée pour fêter le départ des envahisseurs bavarois, en 1703 (le jour de la Sainte Anne précisément). A cet endroit, la perspective avec la vieille ville, les clochers à bulbes et l'abrupte Nordkette est saisissante !

Le prolongement dans la vieille ville de la Maria-Theresien Strasse se nomme Herzog Friedrich Strasse, une rue étroite mais intensément animée sous ses arcades abritant des boutiques. Ici, chaque édifice se révéle digne d'intérêt, impossible de tous les citer. On note, cependant, l'auberge “Weisses Kreuz" ou logea Mozart en 1769. Au n°10, faisant le coin, la Helblinghaus (Maison Helbling) de style gothique, habillée en 1732 d'un magnifique décor rocaille.

Tout en bas de la Friedrich-Herzog Strasse, la façade la plus photographiée de la ville et le symbole de la ville : le Goldenes Dachl (le Petit Toit d'Or). Surmonté d'un toit en cuivre doré à l'or fin (d'où son nom), cette petite tribune a été aménagée en 1500 sur la façade de l'ancien château ducal, à la demande de l'empereur Maximilien 1er. Elle devait servir de loge à l'empereur lorsqu'il venait assister à des spectacles organisés dans la rue ou se présenter au public. Construit dans un style de transition du gothique à la Renaissance, le Petit Toit d'Or comporte deux étages dotés de balustrades richement sculptées.

L'ancien palais impérial, la Hofburg, construit au XVème, et XVIème, puis remanié au XVIIème par l'Impératrice Marie-Thérése, loge derrière sa longue façade jaune le gouvernement de la province du Tyrol. Il possède plusieurs salles d'apparat, fastueusement décorées.

Attenant au palais impérial, la Cathédrale Saint Jacques (Dom zu St Jakob) est un édifice de style baroque de 1722, dont la coupole fut décorée par les artistes munichois Cosmas-Damian Asam et Egid Quirin Asam. On peut y voir un chef d'oeuvre de Lucas Cranach l'Ancien, la Madone du Bon-Secours. En face du palais impérial s'étend le Hofgarten, avec son petit jardin alpestre et un amusant jeu d'échecs géant installé en plein air.
 
Au sud-est de la ville, le château d'Ambras (Schloss Ambras), de style renaissance, fut la résidence de l'archiduc Ferdinand II, qui régna sur le Tyrol de 1564 à 1595.
Nous visitons le Hofgarten, la Hofburg (d'extérieur uniquement), la Hofkirche, la Cathédrale St Jacques (Dom St Jakob), et parcourons les rues commerçantes, avant de reprendre notre voiture pour aller découvrir le château d'Ambras, situé sur les hauteurs de la ville.
Retour à l'hôtel à 11h45 pour déjeuner (deux repas aujourd'hui, car il s'agit d'un jour férié et mercredi étant le jour de repos pour l'hôtel, il n'y aura pas de demi-pension ce jour là).
Aprés un délicieux repas, nous repartons à 13h45, pour Igls où a lieu la “Maifest" (Fête du 1er mai) et où l'on élève un “Maibaum" (arbre de mai), comme il est de coutume de le faire en Autriche et en Bavière.

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Igls : Cette station de sports d'hiver de réputation ancienne s'est rénovée à l'occasion des Jeux Olympiques de 1976 avec, entre autres, la construction d'une audacieuse piste de luge et de bobsleigh. Son équipement sportif complet atteste la proximité d'une grande ville et la faveur d'une clientèle aisée. Le téléphérique du Patscherkofel et le télésiége qui le prolonge jusqu'au sommet ont multiplié les possibilités d'excursion estivales et hivernales sur les pentes boisées voisines exposées au nord et favorablement enneigées à la saison du ski.

Aprés avoir assisté à l'ascension du Maibaum par les enfants du village, nous faisons une promenade dans le Kurpark et le village (visite de l'église).
Notre insatiable envie de tout voir et de tout connaître nous amène au Bergisel (colline boisée agréablement aménagée pour la promenade, où se trouve le Kaiser germuseum) où se situe le tremplin de saut à ski, qui rappelle les performances des Jeux Olympiques de 1964 et 1976.
La descente sur Innsbruck nous amène naturellement à visiter la Stiftskirche et la Basilika de Wilten.
Retour à l'hôtel à 17h30 pour finir l'aprés-midi dans le jardin de l'hôtel, que nous trouvons décidément trés agréable.

Mardi 2 mai

Départ à 8h30 pour une excursion en Bavière.
Avant de parvenir à la frontiére allemande, nous visitons la charmante station de Seefeld im Tirol.
 

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Seefeld : Etabli sur un vaste plateau ensoleillé et richement boisés face aux crêtes rocheuses de la Hohe Munde, du Wetterstein et des Karwendel, le village de Seefeld est devenu l'une des stations de ski de fond les plus prisées des Alpes.
Sa notoriété établie dés les années 30 s'est accrue par l'organisation d'épreuves nordiques des Jeux Olympiques de 1964 et 1976 et du Championnat du Monde de 1985.

La station mondaine se démarque par le standing de ses hôtels et restaurants et par la variété et la qualité de ses équipements : important centre sportif et de congrès, remarquable piscine, 2 patinoires (avec école de patinage), nombreuses pistes de curling et casino. En été s'ajoute un golf 18 trous, 29 courts de tennis et 2 écoles d'équitation.


Mais l'un des principaux attraits de ce lieu de séjour réside dans son cadre reposant, parfaitement adapté à la promenade en toute saison. Seefeld ne propose pas moins de de 60km de chemins entretenus en hiver et 150 km de sentiers en été.

Le symbole de Seefeld est la Seekirchl: située à l'extrémité occidentale du village, la chapelle du lac fût achevée en 1666. Son plan en forme de rotonde est inhabituel pour le Tyrol. L'extérieur séduit par la silhouette gracieuse de l'édifice, dominé par un ravissant clocher à bulbe.
La route se poursuit vers la frontiére allemande et c'est ainsi que nous atteignons Mittenwald en Bavière, pour y admirer les magnifiques facades peintes (Bemalte Haüser) .


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Mittenwald : Si Mittenwald est un “vivant livre d'images", suivant l'expression de Goethe, le bourg a eu aussi sa part, depuis plus de deux cents ans, à l'expansion de la culture musicale. 

Un monument au pied de l'église honore la mémoire de Matthias Klotz (1653-1743), enfant du pays, qui de retour de Crémone, introduisit en 1684 la lutherie dans le village, alors en plein marasme. Une douzaine d'artisans, une école technique (sur la route de Garmisch-Partenkirchen), un musée maintiennent encore, de nos jours, cette belle tradition.
Notre troisiéme étape est celle de Garmisch-Partenkirchen, où nous déjeunons (Sebastian Stub'n).

Garmisch-Partenkirchen : Au pied de la Zugspitze (point culminant du territoire allemand), Garmisch-Partenkirchen doit son renom au développement des sports d'hiver, consacré par les IVème Jeux Olympiques d'Hiver de 1936, et les Championnats du Monde de ski alpin de 1978.
Aprés la visite de Garmisch-Partenkirchen, nous décidons de poursuivre notre excursion jusqu'à Oberammergau.
 
Là encore, les façades peintes sont somptueuses et évoquent le plus souvent des scénes religieuses ou encore des contes pour enfants (ex : le Petit Chaperon Rouge).
Promenade dans les rues de cette sympathique localité de Bavière, où les boutiques d'artisanant du bois sont légion.

Oberammergau : Les contreforts boisés des Alpes de l'Ammergau, d'où surgit le pition du Kofel, enserrent Oberammergau, petite ville avenante avec ses maisons peintes. L'église a été, au XVIIIème siècle, décorée de stucs par Joseph Schmuzer et pourvue de retables rococo.

Outre de nombreux ateliers de sculpture sur bois, occupant environ 500 artisans, Oberammergau doit avant tout sa renommée aux spectacles de la Passion qui s'y déroulent tous les dix ans (et notamment en l'an 2000)


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Nous sommes désormais à quelques kilométres du château de Linderhof, un des châteaux de Louis II de Bavière, que nous décidons de visiter.

Linderhof : Dans une des sauvages vallées des Alpes de l'Ammergau, dont les souverains de Bavière se réservaient l'usage, comme domaine de chasse, la fantaisie de Louis II a fait élever au milieu des bois le petit palais de Linderhof. 

Le château peut charmer, sinon par le goût dont témoigne sa décoration, du moins par son parc aménagé avec un sens magistral de la nature.
 

Louis II le fit élever de 1869 à 1879 dans un style mariant la seconde Renaissance italienne et le Baroque (fronton) avec le souci d'y trouver une intimité relative. On ne retrouve pas moins, à l'intérieur, une chambre à coucher de parade surpassant en luxe Versailles même, des statues et pastels de Louis XIV, Louis XV, Madame de Pompadour, Madame du Barry etc. 

L'homogéneité dans l'outrance décorative laisse finalement une certaine impression d'harmonie.

Le retour sur Innsbruck se fait sous un gros orage, accompagné de grêle, avant d'entamer la fameuse côte de Zirl, célébre pour son caractère extrêmement dangereux (côte à 16%).
Arrivée à l'hôtel à 18h30. Dîner (excellent comme toujours).


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Mercredi 3 mai

Départ de l'hôtel à 8h30 pour visiter la Münzerturm (Tour des monnayeurs) et le Burg Hasegg, à Hall.

Hall im Tirol était la ville du sel de la vallée de l'Inn. A ce titre, elle assuma au Moyen Age, comme les cités miniéres du Salzkammergut pour la Haute-Autriche, ou les archevêques de Salzbourg, un rôle de premier plan dans la vie économique du pays et fut spécialement choyée par les princes du Tyrol. Ceux-ci lui accordèrent, dés 1303, des franchises trés libérales et la considérérent volontiers, à côté de leur austére cour d'Innsbruck, comme un centre de distractions et de plaisirs.
Mais le temps est révolu oùHall marquait l'origine d'une active navigation sur l'Inn et, du côté amont, le terme du transport des bois flottés alimentant les foyers des chaudiéres de la saline. La magie du Moyen Age flotte encore sur Hall. L'ancienne cité battant monnaie avec son centre pittoresque n'a cependant pas oublié le présent : en tant que centre culturel et économique, elle est pleine de vie.

Le Burg Hasegg, dominé par sa fameuse tour, était à l'origine un bastion de surveillance du fleuve et prit une importance historique lorsqu'en 1567 y fut transféré l'atelier de monnaie des princes du Tyrol. On frappa à Hall le célébre Thaler d'argent qui s'imposa à toute l'Europe jusqu'au début du XIXème siècle. L'atelier de frappe, réouvert en 1975, assure une production régulière de pièces commémoratives et est ouvert à la visite. De la Münzerturm (275 marches), on bénéficie d'une superbe vue sur la ville et, au nord, sur le Bettelwurf (2726m).
 

    Wattens, les mondes de Cristal
Aprés avoir frappé nous-mêmes nos propres Thalers de cuivre, nous retournons déposer Lakmé à l'hôtel, avant d'aller visiter les Kristallwelten de Svarowski (Mondes de Cristal) à Wattens.

La visite des sept salles à effets spéciaux est assez spectaculaire. Le prix des bijoux et articles de cristal étant trop onéreux, nous n'achetons pas de souvenir.
Repas au Gasthof Goldener Adler, à Wattens.

Nouveau retour à l'hôtel pour récupérer Lakmé, puisque nous décidons de prendre le Funiculaire de la Hungerburg, à Innsbruck, pour prendre de la hauteur et voir la ville sous un autre angle !

Les arrêts Seegrube et Hafelekar n'étant pas encore remis en fonction pour la saison, nous nous arrêtons donc à la Hungerburg, et à l'arrêt Alpenzoo, pour nous promener dans les sentiers forestiers, où il y fait très bon. Nous allons jusqu'à la porte de l'Alpenzoo, en nous promettant d'y revenir plus tard, d'ici la fin de notre séjour, ou une prochaine fois.
La température étant estivale, nous prenons un rafraîchissement dans un Gastgarten, au pied du funiculaire, avant d'aller nous reposer dans le Hofgarten à Innsbruck.

Dîner chez Rosenberger (à Ampass, sur le bord de l'Autoroute, en direction d'Innsbruck).
Ici, rien à voir avec les caféterias françaises. Il s'agirait ici plutôt d'un marché (cela s'appelle d'ailleurs le “Marché Rosenberger", où l'on se sert à volonté et de tout dans les petits ilôts d'entrées, de viandes, de légumes, de potages, d'accompagnements divers, de desserts, etc.). Bref, un réel plaisir, surtout pour un touriste qui ne maîtrise pas forcément trés bien la langue du pays, et qui a souvent quelque mal à déchiffrer le menu dans un restaurant traditionnel.

Jeudi 4 mai

Départ de l'hôtel à 8h45, pour faire un peu de shopping dans les rues d'Innsbruck (achat de disque, d'un livre en allemand, et de tee-shirt pour Pierre-Alix). Déjeuner chez Rosenberger.

Petite sieste dans les chaises longues du jardin de l'hôtel, en début d'aprés midi et départ pour les charmants villages tyroliens de Thaur et de Rum, avec promenade dans les sentiers de grande randonnée et les alpages.
Passage dans le village de Rum et retour par Hall pour aller visiter le village de Tulfes.
Sur la route, au débouché d'une courbe, nous découvrons, telle un enchantement, une charmante petite église à bulbes (Kirche zum HL. Franz Borgias), que nous prenons en photo.
Nous visitons également l'église de Tulfes : encore une pure merveille, comme le sont toutes les églises en Autriche. Les fresques somptueuses nous laisseraient sans voix, si ne nous rencontrions pas quatre Français, eux-mêmes, émerveillés.
Retour à l'hôtel et dîner. (le beau temps se maintenant et étant tellement bien ici, nous décidons de prolonger notre séjour au delà de ce qui avait été initialement prévu, et donc jusqu'à dimanche!)

Vendredi 5 mai
 
L'Autriche étant un pays très catholique, les églises et les abbayes sont innombrables ici et rivalisent de fastes et de splendeurs.

C'est ainsi que l'Abbaye cistercienne de Stams (située à une trentaine de kilométres d'Innsbruck) nous attire, le Guide du Routard nous indiquant que la visite n'est à manquer sous aucun prétexte.

Mais les événements politiques récents en Autriche ont dissuadé (sans doute à tort) les tours-opérators d'organiser des voyages dans ce merveilleux pays, et les visites organisées en français sont donc plus rares et plus épisodiques. Le faible nombre de Français voyageant à titre individuel ne justifiant pas la tenue de telles visites guidées, nous sommes contraintes de ne visiter cette somptueuse abbaye que de l'extérieur jusqu'à la crypte.


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Disposant donc de plus de temps que prévu, nous décidons d'aller découvrir les deux plus célébres châteaux de Louis II, en Baviére : Neuschwanstein et Hohenschwangau.
La route est assez longue (d'autant que les kilométres sont rarement indiqués sur les routes au Tyrol et en Bavière !) et nous atteignons Neuschwanstein, en fin de matinée.
Aprés quelques péripéties pour obtenir nos billets d'entrées, (car ne pouvant laisser Lakmé seule dans la voiture à cause de la chaleur, nous devons faire la visite à tour de rôle), nous amorçons péniblement à pied la côte d'1,5km qui relie le parking au château de Neuschwanstein.
Les touristes, ici, sont extrêmement nombreux et dirigés, à leur arrivée dans la cour du château, dans des couloirs d'attente, dans lesquels ils attendent que le numéro de visite qui leur a été attribué sur leur billet apparaisse sur l'écran.
La visite est ensuite menée au pas de charge car les visiteurs se succédent par milliers tout au long de la journée.
Des pièces situées à l'étage du Château, la vue est splendide.
 

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Neuschwanstein : Hérissée de tours et de pinacles, la forteresse, édifiée à partir de 1869, éléve sa masse de granit gris et froid sur un éperon que tranche à l'est , la gorge de la Pöllat. 

Comme à Hohenschwangau, les premiéres esquisses furent jetées sur le papier par un décorateur de théâtre, et non par un architecte, ce qui explique l'atmosphére de songe dans laquelle baigne le visiteur.
La visite des aménagements intérieurs, où les lambris dorés, les peintures murales, sont dispensés à profusion, confirme cette impression d'irréalité. 
Louis II n'habita Neuschwanstein que cent soixante-dix jours. C'est là que, le 10 juin 1886, une commission gouvernementale accourue de Munich, vint lui signifier sa déposition. 
Le souverain devrait périr trois jours plus tard, dans des circonstances encore mystérieuses aujourd'hui.
Aprés un retour assez long et la descente de la côte de Zirl, nous arrivons à notre hôtel pour l'heure du dîner. Mais nous sommes, malgré tout, fatiguées de notre dure journée, et manquons d'appétît, même si nous n'avons rien mangé de la journée.
Nous nous promettons de profiter plus calmement demain de notre derniére journée au Tyrol.

Samedi 6 mai
 
Les paysages naturels grandioses de cette région nous fascinant, nous décidons de commencer notre journée par une marche dans les alpages et la découverte de villages tyroliens typiques, comme Rinn et Sistrans.
La route se poursuit par Igls, où je veux retourner car j'y ai découvert l'autre jour un distributeur automatique de lait qui a attiré mon attention par son caractère insolite, pour nous Français. 
Aprés photo et dégustation du lait, ma foi, bien bon et bien frais, nous retournons sur Hall, pour déjeuner à la terrasse du “Goldener Engl / Augustiner Brau Hall", au son de la musique de l'orchestre tyrolien.
C'est le jour de l'anniversaire de ce restaurant et pour l'occasion, les boissons sont offertes. Seules nos saucisses (filmées par Tirol TV !!!) et nos bretzels seront donc facturés.
L'aprés midi s'annonçant toujours bien ensoleillée, nous succombons une nouvelle fois à la tentation d'une petite sieste dans le jardin de notre hôtel.
Mais il nous reste encore quelques souvenirs à acheter et nous voulons aller au Café Central à Innsbruck !
Ceci accompli, nous faisons nos adieux à Innsbruck, pour revenir préparer nos bagages.
Le coeur gros de devoir quitter une si belle région, si préservée, nous faisons notre dernière marche, aprés le dîner, jusqu'à Absam, avant d'aller nous coucher, espérant pouvoir revenir l'année prochaine!

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Dimanche 7 mai

Nous quittons l'hôtel vers 8 heures aprés le petit déjeuner, et reprenons notre route vers l'Italie.
Déjeuner sur une aire de repos aprés Crémone, si on peut l'appeler ainsi, car pas de table, pas de banc, pas d'arbre pour se mettre à l'ombre. De plus, c'est sale et cela sent mauvais. On est déjà bien loin de l'Autriche, et même de nos autoroutes françaises.
Arrivée à Aix-en-Provence vers 17h45.
 
 

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