Samedi 14 septembre
A 10h, comme promis, nous rendons les clés
aux Johannsen en les remerciant encore chaleureusement de leur accueil.
Puis c'est le départ, salués par les Johannsen sur le pas
de leur porte, comme des amis
Au revoir, chers "amis", nous reviendrons
!
Un rayon de soleil pour notre départ
de Süderlügum, c'est moins triste, bien que le temps se mette
peu à peu à tourner.
Direction Flensburg, puis Hamburg, par l'autoroute
A7 jusqu'à Neumünster. Ensuite, nous quittons l'A7 pour un
crochet par Schwerin. La route est bonne, parfaite, allemande mais le temps
se couvre.
- "Un chancelier moderne pour une Allemagne
moderne", signé Schröder (pas trop idiot, pour une fois
!)
Bad Segerberg, Lübeck, où le
paysage est encore joli mais avec moins de caractère, plus banal.
Au niveau de l'ex-frontière, un pont est en construction, mais la
vieille route est encore là, avec ses méandres, ses vieux
lampadaires, ses glissières rouillées
et ses bouchons.
Rien n'a encore changé ici, le coin est aussi triste, à l'abandon,
un no man's land
A quand des travaux de grande ampleur ?
Une demie-heure perdue dans des méandres
et détours sans raison apparente, si ce n'est une ancienne frontière
qui a disparu.
Enfin, la route 104, qui traverse le Mecklemburg,
où la nature reprend ses droits, herbes blanches et sapins gris.
Le revêtement a été refait mais par endroits seulement,
sans doute à cause du trafic intense. Peu à peu, le ciel
se dégage tandis que la circulation s'allège enfin. Bosquets
d'arbres et immenses plaines cultivées ondulantes, une maison à
l'abandon pour une repeinte de frais.
Rhena, c'est une rue bordée de grands
arbres et un beau patrimoine de vieilles briques à colombages, les
maisons de la place pavée repeintes de couleurs pimpantes. Les trottoirs
aussi sont neufs, en pavés auto-bloquant typiquement germaniques.
Neufs encore, la concession Opel et le Penny Markt. L'Est de l'Allemagne,
comme hésitant entre deux mondes.
Voila Schwerin, la capitale du Land de Mecklembourg-
Poméranie, que nous avions visitée il y a une dizaine d'années,
à peine sortie du Communisme. Quoi de neuf ?
L'entrée de la ville n'a pas changé,
toujours "DDR", pavage en mauvais état et immeubles en formes de
barres sinistres
Sauf que quelques uns sont repeints de frais (orange
ou jaune vif). Pour atteindre le "Zentrum", de gigantesques avenues sans
fin à deux fois deux voies, comme surdimensionnées. Enfin
le parking (payant) presque complet : beaucoup de touristes apparemment
mais surtout des Allemands. Personne ne sait (encore ?) que l'Allemagne
recèle des merveilles.
Et pourtant Schwerin (100 000 habitants
aujourd'hui), a une longue histoire : ancienne cité épiscopale
et résidence des Grands-Ducs de Mecklembourg-Schwerin, elle fut
la capitale du Duché de Mecklembourg dès le 14ème
siècle, avant de devenir celle du Land en 1945.
L'actuel Land de "Mecklenburg-Vorpommern"
(Mecklembourg Poméranie), un des plus pauvres de l'ex-DDR,
et à vocation surtout maritime (1 700 km de côtes), compte
deux ports, Stralsund et Wismar, qui viennent d'être classés
au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO,
Mais il est temps de repartir, pour retrouver
l'Autobahn A24 vers Berlin.
Les conducteurs de l'Est me semblent plus
impatients au volant, comme tout excités d'avoir enfin entre les
mains un joujou puissant. Il faut dire que ça les change sans doute
de la Trabi !
Après un rapide arrêt pique-nique
sur un "Rasthof" (aire de repos)
mais dans la voiture pour cause de vent
violent et froid, nous retrouvons bientôt le Brandenburg, sous un
ciel qui se dégage (grâce au vent !).
Décidément, les paysages du
Brandebourg me plaisent, je ne saurais dire pourquoi : vastes étendues
cultivées, peupliers bruissants, arbres (saules ?) au feuillage
argenté, herbes blanches et bosquets de conifères vert sombre
entrecoupés de champs de maïs, ciel bleu pâle orné
de quelques flocons de ouate, un horizon large sans démesure
Au
fond, un paysage typiquement allemand, sans grande originalité
Juste une tranquille harmonie apaisante.
Enfin, le Landhaus Rüger, peu avant 20h, après une étape de 540 kilomètres. Notre nouvelle chambre est au nord, la meilleure étant occupée. Pas le temps de se plaindre, repartons aussitôt vers le Sam Kullmans restaurant, après avoir mis des vêtements chauds : c'est un climat continental, dans cette région de Potsdam, beaucoup plus frais. Le repas sera "américain" mais avec des produits de qualité germanique (donc très bon).
Dimanche 15 septembre
Un radieux soleil mais le temps est extrêmement
frais ce matin. En route pour Potsdam, avec les informations données
par Christian qui s'est bien dégelé à notre égard
: en entrant par le sud dans Potsdam, une immense forêt, quelques
baraques décrépites, de très larges avenues, deux
ou trois tours de HLM. Enfin, un parking, payant (2 euros) mais encore
presque vide à cette heure (11h).
![]() |
Sous le régime de la RDA, les
dirigeants communistes s'acharnent à faire disparaître les
vestiges de l'ancienne Prusse : le château de la ville et la Garnisonkirche
sont dynamités.
Ce n'est qu'à partir de 1975, que la municipalité entreprend de restaurer l'héritage culturel prussien. Effort qui sera poursuivi et accéléré au lendemain de la réunification allemande. Potsdam est à présent
la capitale du Brandebourg.
Pour en savoir plus : berlin-en-ligne.com/potsdam_histoire.php et berlin-en-ligne.com/potsdam_sanssouci.php |
Aujourd'hui le temps, passant en un éclair
du très chaud au très froid, dès qu'une ombre se profile
sur le soleil, nous épuise, peu habitués que nous sommes
des climats continentaux. Un petit arrêt à l'"Imbiss" (snack)
de l'entrée du Parc est bienvenu : nous commandons une "Bock Wurst
mit Brötchen" (1,40 euros) et une "Käse Sahne Torte" (2,1 euros),
très corrects avant de reprendre la voiture, refusant de faire un
mètre de plus à pied. Et pourtant nous sommes plutôt
sportifs : d'où notre étonnement de voir marcher avec autant
d'entrain les Allemands de tous âges, sans fatigue apparente. Un
peuple de marcheurs !
Notre idée est de visiter la ville
de Potsdam elle-même, qui s'avère très étendue
et en partie en cours de réfection. Mais nous voila bientôt
obligés de repartir, à pied, sur d'immenses avenues quasiment
désertes. Pour constater la richesse du patrimoine, pourtant en
partie détruit, comme le "château", dont il ne reste qu'un
trou entouré de barricades et des panonceaux annonçant la
future reconstruction d'une "porte monumentale". Nous aurons ensuite un
rapide aperçu du Quartier Hollandais, au bord d'un canal en partie
rénové mais la tâche semble herculéenne. Nombre
de bâtiments sont gigantesques, d'un sobre classicisme mais souvent
dans un état pitoyable, comme à peine sortis d'un bombardement.
Cependant, en matière de restauration,
faisons confiance aux Allemands : ils savent faire à la perfection.
Sur le coup de 16h30, je refuse d'avancer,
d'autant plus que le mal de crâne me guette : continuons notre balade
en voiture !
Si on essayait un bord de lac tranquille
? En prenant une petite route au hasard, nous arrivons à Caputh,
au bord du lac de
Tremplin : la petite ville n'est pas laide
mais le lac
est invisible. Et pas question d'aller le chercher à
pied !
Tant pis, rentrons à notre chambre.
Après un petit somme, nous irons diner de nouveau chez Sam Kullman's
(un poulet-frites avec sauce barbecue à 6,8 euros), pour retrouver
avec joie ce petit coin d'Amérique en Allemagne (pour les amateurs,
lire mes carnets de voyage aux
USA). Il fait un froid glacial pour la mi-septembre.
Lundi 16 septembre
Après un Frühstück complet,
nous disons "au revoir, nous reviendrons" à Christian
Rüger ("wir kommen wieder, ein anderes mal" !), qui, désormais
en confiance, nous informe que, de chez lui, on est à une heure
de Berlin par le train, pour seulement 12 euros aller-retour par personne,
train et métro inclus. Un bon plan pour visiter Berlin à
peu de frais, la chambre étant ici à 44 euros avec salle
de bain et déjeuner. Une bonne adresse : http://www.landhaus-rueger.de
Et nous voila partis, peu après 10h,
par un temps couvert un peu moins froid. Cap au sud, à travers les
forêts sombres de ce noble paysage du Brandenburg. Bientôt
sur l'Autobahn A9, nous prenons un rythme de croisière (140km/h)
pour ménager notre pot d'échappement. A Leipzig, un aéroport
international flambant neuf, et plusieurs usines fumantes au loin. Après
la Saxe-Anhalt, voici l'état libre de Thuringe, "le pays du bois"
(sapins, bouleaux et autres). Une belle nature verdoyante, domestiquée
par l'homme. Et enfin, la riche Bavière, encore plus verte, encore
plus domestiquée, entretenue, fleurie. Pour déjeuner, nous
choisissons un "Autohof" rutilant, avec une station essence Aral et un
Burger King : idéal pour manger rapide. Sur le parking, je compte
5 conteneurs à déchets différents : pour le verre
blanc, pour le verre brun, le verre vert, le métal et un dernier
pour le reste
Vous avez dit écolos ?
L'air s'adoucit à l'approche de München
(Munich). Tiens , un camion qui roule entre deux files : italien ? Oui,
italien, bien sûr !
Un transport de voitures (BMW), toutes emballées
dans des housses de protection : fétichisme de la voiture parfaite
!
Bientôt, nous contournons München
par l'autoroute, direction Innsbrück, admirant cette merveilleuse
Bavière, ces charmants villages à toits pointus serrées
autour de leur clocher à bulbe, son herbe grasse presque "fluo"
à force d'être verte et ses arbres gigantesques qu'on imagine
bien arosés.
A la frontière avec l'Autriche, nous
sommes pris de court par un panneau annonçant "Vignette Verkauf"
(achat de vignette obligatoire) sans comprendre où il faut l'acheter.
A la prochaine aire de repos, nous retrouvons les panneaux indiquant :
7,6 euros les dix jours et pas d'autre possibilité, alors qu'on
ne fait que passer, c'est abuser quelque peu les pauvres touristes !
Le soleil brille désormais mais on
n'aime pas la vitesse ici : "pas de ceinture et vous êtes TOD (mort)",
"trop vite = mort"
Percutants, comme slogans. Sauf que de l'autre
côté, les fusées allemandes dépassent, en toute
légalité, les 240km/h !
Une grande différence de mentalité,
les Allemands étant, je l'ai constaté de nombreuses fois,
des "fonceurs" dans tous les sens du terme.
Attaquons la montée du Col du Brenner
où, surprise, il faut encore payer 8 euros
Tous ces péages,
on dirait la France !!!
Mardi 17 septembre
Jusqu'à 10h, tout est normal ce matin
: un formidable petit déjeuner, les salutations souriantes de la
famille Egg et même le prix (40 euros !). Mais ensuite, stress :
du liquide de refroidissement semble s'échapper de la voiture. Pas
de doute, il y a un problème
Nous décidons de descendre
doucement jusqu'à la station service BP repérée à
l'entrée de l'autoroute. Après avoir pris de l'essence, nous
demandons au pompiste de regarder le moteur, en priant pour qu'il s'y connaisse
un minimum en mécanique : pas idiot, il prend un arrosoir pour mettre
de l'eau dans le radiateur
eau qui, aussitôt s'échappe sur
le sol. Oui, un problème de radiateur !
- "Vielleicht ein Stein" (peut-être
à cause d'une pierre) me dit-il judicieusement. Certes, d'autant
qu'effectivement, nous avons, le veille sur l'autoroute, entendu le bruit
d'une pierre touchant la carosserie.
Charmant, le jeune pompiste téléphone
pour nous à un dépanneur et au garage Mercedes le plus proche,
nous laissant téléphoner gratuitement à notre assureur
et refusant catégoriquement le moindre pourboire. Merci à
lui !
Quelques longues minutes plus tard, nous
nous retrouvons dans la voiture
mais perchés sur la dépanneuse,
à admirer d'en haut le paysage, mi-amusés, mi-inquiets, jusqu'au
garage Auer de Matrei am Brenner, 8 kilomètres plus loin.
Là, nous sommes face à un
"fonctionnaire" un peu rustique, en gros pull de laine, qui prend son temps
pour nous enregistrer : il faut dire que la carte grise est en français
et ne comporte pas la cylindrée du moteur. Pour nous faire comprendre
les termes techniques, il mélange l'anglais et l'allemand et finalement,
ça marche : on comprend qu'il nous faut revenir à 15 heures,
le temps d'aller chercher un nouveau radiateur à Innsbrück.
Il est 11 heures, nous avons largement le temps de visiter Matrei, qui
s'avère comporter des merveilles de peintures murales en trompe-l'oeil
sur plusieurs façades. Nous essayons de nous distraire de notre
inquiétude en admirant ce joli village autrichien et son paysage
de montagne si apaisant. Par chance, il fait un temps magnifique avec un
air enivrant. Après un petit casse-croute à l'Imbiss du coin,
nous finissons par revenir chez Auer : mauvais présage, le capot
est encore levé. Et en effet, on nous apprend que le bouchon du
réservoir ne va plus
Revenir à 17 heures !
Assis sur un banc, au bord d'un immense
pré verdoyant, nous pourrions être plus à plaindre,
certes
Encore un peu de patience et retour chez Auer : désolé,
le bouchon ne va toujours pas, revenir demain à 10 heures !
M. commence à s'énerver de
cette incompétence à acheter un radiateur avec le bon bouchon,
tous les mêmes ces garagistes mais
pas le choix, partons à
pied pour l'hôtel le plus proche, dont on voit l'enseigne d'ici,
avec le minimum de bagages.
C'est l'hôtel Katzbach, où
l'accueil est d'une froideur glaciale et le prix élevé (56
euros) mais pas le droit de faire les difficiles.
Pour la peine, je prendrais deux douches,
même si la salle de bain est minuscule : nous regrettons fort notre
Gasthof Egg !
Pour dîner, nous retournons à
l'Imbiss du coin, une sorte de grande cabane en bois intime où nous
mangeons très bien (des côtelettes), servis par une jeune
femme blonde souriante. Enfumée, la cabane comporte petites tables
et petites chaises de bois, petits rideaux aux fenêtres comme une
maison de Blanche Neige ; une ambiance chaleureuse qui nous réconforte
un peu de nos déboires.
Cécile a raison, c'est bien l'Autriche
!
Mercredi 18 septembre
A 10 heures sonnantes, chez Auer : on nous
fait encore attendre dix minutes (le temps d'essayer la voiture : un bon
point pour eux !), et de préparer la facture : 319 euros, pas si
douloureuse qu'on s'y attendait !
Enfin dans notre chère Targa, à
laquelle nous offrons un bon shampoing (50 centimes d'euros le "SB Wasch"),
et nous prenons la route du retour, faisant nos adieux à Matrei
am Brenner, qu'on aurait aimé visité dans de meilleures conditions.
Ayant franchi la frontière italienne,
nous entrons dans le Haut Adige : pas de différences notables pour
l'instant, on dirait l'Autriche. Normal, puisque le Haut Adige n'a été
rattaché à l'Italie qu'après la seconde guerre mondiale.
Ce n'est que peu à peu, au fil des kilomètres, que le paysage
deviendra un peu moins vert, tandis que la température monte en
même temps qu'on descend des montagnes du Tyrol. Bientôt apparaissent
quelques vignes, puis des arbres fruitiers, le nombre de chalets fleuris
diminue, les conducteurs sont de moins en moins calmes
Et voila un Italien
"entre deux files" : ce sera notre premier agacement après deux
semaines de sérénité sur les routes.
Notons quand même que l'autoroute
est parfaitement entretenue par les Italiens, même si elle est visiblement
moins large qu'en Allemagne : c'est vrai qu'ils aiment la voiture !
Après Bolzano, voici le Trentin et
les Dolomites, hautes falaises blanches bordant l'autoroute. Quelques murs
anti-bruit transparents (vraiment une bonne idée), et le retour
des cubes de béton brut, plus ou moins décrépis, couverts
de tuile claire et bon marché qui servent de maisons en Italie.
La nature est désormais à l'abandon et même l'air me
semble crasseux, plombé. Nos chers conducteurs italiens n'ont pas
progressé en deux semaines : toujours aussi fantaisistes au volant,
entre deux files, ou voguant d'une file à l'autre
Après
Brescia, l'heure de déjeuner approchant, cherchons un "Imbiss" :
mais bien sûr, pas un joli chalet en bois entouré de pelouses
verdoyantes. Non, une aire de repos italienne, un parking sans marquage
au sol (pratique, on se gare n'importe où et même en plein
milieu comme ce camion italien), pas un banc, une nature sinistre à
l'abandon
Par contre, à l'intérieur de l'"Autogrill", c'est
moderne et correct : nous y mangerons sur le pouce un "panini" tiède
et une glace Cornetto capucino pas si mauvais. Mais quelle drôle
d'idée de vouloir manger notre glace dehors : debouts, dans l'air
moite et lourd, entre camions et poubelles
Une expérience typique
!
Partons vite, direction Torino par Alessandria,
une portion d'autoroute peu fréquentée plus agréable
que l'axe Milan-Turin.
Ah, ces camions italiens puants, déglingués,
déréglés et roulant entre deux files
On s'en passerait
!
Par chance, nous arrivons vivants (!) à
Fossano, d'où nous prenons la route du Col de Tende, traversant
une région qui est, parait-il, riche, même si l'environnement
donne plutôt une impression de délabrement. Les Italiens ne
s'intéressent pas à la nature, c'est mon sentiment !
Bientôt, un bruit sourd nous réveille,
c'est le pot d'échappement qui vient de lâcher : ah non, pas
encore une tuile !
Sur le point de craquer, nous trouvons par
chance un garage Fiat qui nous rassure : on peut rouler sans la "sortie"
du pot d'échappement, même si ça fait du bruit !
C'est donc sans discrétion aucune,
en pétaradant, que nous rentrerons à Nice, retrouvant côté
français un revêtement de chaussée scandaleux, alors
que de leur côté, les Italiens ont fait une route neuve à
deux voies avec de nombreux tunnels. Merci aux Italiens, pour une fois
Et sans rancune !
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