L'Autriche, coeur de l'empire des Habsbourg, a rayonné sur l'Europe aux 18ème et 19ème siècles, tirant d'abord sa force de ses victoires sur l'empire ottoman.
Cette influence est brutalement réduite à néant en 1920, après la première guerre mondiale et le démantèlement de l'empire Austro-Hongrois.
La République Autrichienne est annexée par Hitler en 1938 puis occupée par les Alliés après-guerre. En 1955, les Soviétiques acceptent de se retirer à condition que le pays reste neutre de manière permanente. Depuis lors, la politique extérieure de l'Autriche reste marquée par une forme de "culture de la neutralité".

Un Empire devenu une République prospère
 
Aujourd’hui, l'économie autrichienne repose en grande partie sur son industrie de transformation (chimie, pétrochimie, bois et textile), sur son tourisme (18 millions de touristes par an) et son agriculture (41% du pays en surface agricole, 48% de surfaces boisées et 6% de la population employés dans l'agriculture).
C’est le tourisme qui représente la principale source de revenus du pays, l'essentiel provenant de la province du Tyrol.
Comme toutes les économies modernes, l’économie autrichienne est donc dominée par les services (qui emploient 64% de la population), avec une activité industrielle non négligeable (30%).
L’Autriche exporte 33,5% de son PIB, surtout avec les pays de l’Union Européenne, Allemagne en tête.
Avec un taux de chômage de 3,7% et un taux de croissance de 2,3% en moyenne (sur la décennie 1990-99), l’Autriche est un pays riche et sans vrais problèmes (seulement 9% d’étrangers !).
Et pourtant, l'Autriche s'est marginalisée à l'intérieur de la Communauté avec l'arrivée au pouvoir d'une coalition gouvernementale rassemblant droite et extrême-droite, en octobre 1999.

Aucune grève depuis 40 ans !
 
La République d’Autriche est un petit pays (8 millions d’habitants) paradisiaque, neutre et préservé. Un îlot de prospérité au niveau de vie élevé  : autour de 24000 dollars en terme de PIB par habitant, supérieur à la moyenne européenne (22500), à l’Allemagne (23600  !)  et bien sûr à la France (22300).
Et pendant longtemps, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un modèle de stabilité, grâce au partenariat social (Sozialpartnerschaft) et au partage du pouvoir ("Proporz") entre les deux grands partis.
Comme le disait l'ex-chancelier social-démocrate Bruno Kreisky, “la table des négociations a remplacé la lutte des classes”.
Le partenariat social (employeurs et des ouvriers étant co-responsables dans la résolution des conflits de travail) a en effet permis d’éliminer les grèves puisque la dernière remonte à … 1962.
Quant au "Proporz", qui consistait à distribuer les postes dans l'administration et dans l'économie nationalisée entre le parti socialiste (SPÖ) et le parti conservateur catholique (ÖVP), même s’il impliquait démagogie, paralysie et compromis, il eut le mérite d’apporter une stabilité tranquilisante.

 

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