CARNET DE VOYAGE/printemps 2001
 

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Allemagne    :   à la recherche de la Loreleï 
              sur le "Rhin Romantique"

Du haut de son rocher légendaire, la Lorelei contemple le fleuve. 
Devenue le symbole du Rhin romantique, la magicienne, jolie sirène aux longs cheveux d'or, envoûte les bateliers avec sa douce mélodie et cause leur perte …

Par Cécile Bordeau

Samedi 28 avril
 
Nous partons d'Aix-en-Provence à 5h12, bien décidées à profiter pleinement de ces quelques jours de vacances, même si la météo n'est pas très optimiste pour les jours à venir.
Le trajet s'effectue par autoroute et nous faisons une courte halte avant Nancy, sur une aire d'autoroute pour pique-niquer, mais la température est hivernale
Après cette halte, nous poursuivons la route sur Nancy pour récupérer nos amis Andrée et Jeannot qui doivent arriver par le train de Paris à 13h22. Nous sommes même un peu en avance et avons le temps d'aller découvrir les portes d'or de la Place Stanislas pour y faire quelques photos.

Andrée et Jeannot au rendez-vous, nous prenons tous ensemble un café au Buffet de la Gare, avant de continuer notre route sur St Goar, sans perdre de temps, car il reste encore environ 300 km à parcourir
Le temps se détériore et notre arrivée sur l'Allemagne, via le Luxembourg, se fait sous une pluie battante.
Notre arrivée à l'hôtel "Loreleyblick", à St Goar am Rhein, s'effectue vers 17h30, juste à temps pour décharger nos bagages, nous installer (nous avons les chambres contigues N°36 et 37), faire une courte promenade au bord du Rhin pour nous délasser les jambes et dîner à 19 heures.
Assez fatigués, surtout pour nous qui avons fait plus de 1000 km dans la journée, nous allons nous coucher tout de suite après le dîner, d'autant qu'il faudra se lever tôt tous les matins, étant donné le programme chargé qui est prévu pour ce séjour en Allemagne.


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Dimanche 29 avril

Nous nous réveillons à 7h30 pour finir de nous installer dans notre chambre et prendre notre petit-déjeuner.
Restaurés et prêts pour notre première journée de vacances outre-Rhin, nous partons vers 8h45, pour visiter à pied la petite localité de St Goar, située en bordure du Rhin. 
Le temps s'est nettement amélioré, et tous les espoirs sont donc permis pour cette journée. Après quelques photos dans le village, nous nous dirigeons sur Koblenz (Coblence), en suivant la route longeant le Rhin, dominée par des Châteaux (Burgen), tous plus beaux les uns que les autres.

Parvenus à Koblenz, nous marchons un peu, sur la Promenade en bordure du Rhin, où nous voyons passer les bateaux venant de Cologne, et qui descendent le fleuve, jusqu'à Mayence.

Coblence (Koblenz)
Placée jadis sous la souveraineté des archevêques de Trèves, Coblence (du latin confluentes) a profité de sa situation au confluent du Rhin et de la Moselle pour se développer. Avec à leur tête, les comtes d'Artois et de Provence, frères de Louis XVI, les émigrants arrivent à Coblence au lendemain de la révolution. Mais dès 1794, les troupes de la République occupent la rive gauche du Rhin et en 1798, la ville devient préfecture du département de Rhin et Moselle. Le préfet Lezay-Marnézia entreprend d'embellir la ville et crée en 1809 les Rheinanlagen, promenade tracée au bord du Rhin.
C'est là que reposent plusieurs chefs français (les généraux Marceau et Hoche, en particulier, y ont été inhumés avant, pour le premier, d'être transféré au Panthéon).
Rasée à 80% pendant la seconde guerre mondiale, la ville est célèbre pour son "Deutsches Eck" (le "coin allemand"), immense monument élevé en 1897, sur la pointe de terre qui sépare la Moselle du Rhin, à la gloire de l'unité allemande. Détruit en 1945, ce monument fut à niveau érigé en 1993. Du haut des ses vingt-deux mètres, il réserve une belle vue sur la ville, et la rive droite du Rhin, dominée par la forteresse d'Ehrenbreitstein.
 
Les éclaircies semblant vouloir s'installer, nous déjeunons ensuite dans le Biergarten (mot à mot: jardin à bière) du Weindorf, où nous avons réservé une table il y a quelques jours par fax. Le Weindorf (mot à mot: village du vin) est un célèbre endroit de Koblenz, où l'on vient déguster des spécialités régionales, boire de la bière ou du bon vin de la Moselle ou du Rhin, au son de la musique, présente tous les dimanches de 11h à 13h (Frühschoppen). C'est ainsi que nous commençons notre premier repas rhénan, comme il se doit, avec saucisses et vin blanc. (Dans la carte, on nous propose des paires de trois saucisses !!!, ce qui fait bien rire Andrée, Jeannot, et Maman. Mais il faut savoir qu'en allemand "ein Paar" signifie "une paire"mais aussi "quelques"!).
Après le déjeuner, le soleil décidant de nous accompagner (l'optimisme d'Andrée nous a sans doute porté chance !), nous allons découvrir le "Deutches Eck", le célèbre monument symbole de la ville, situé au confluent du Rhin et de la Moselle. Autour du monument sont installés tous les drapeaux des Länder d'Allemagne. Nous montons les 109 marches du monument, et d'en haut la vue est superbe.
Redescendus, nous longeons la Moselle, pour remonter vers le centre-ville et nous rendre à l'Office du Tourisme, où je dois déposer mon obole promise, en remerciement des documents envoyés, qui ont servi à la préparation de notre voyage.
Nous parcourons les rues piétonnes et assez pittoresques, mais la ville est assez étendue et nous avons quelques difficultés d'orientation, même si nous avons un plan.
Il fait un peu lourd et nous décidons de quitter Koblenz (une seconde visite étant prévue en fin de semaine), pour aller découvrir une autre élégante localité des bords du Rhin : Boppard.


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C'est la fête du vin et des dégustations sont organisées dans les vignobles en pente (très caractéristiques des vignobles d'outre-Rhin), et que l'on nomme d'ailleurs ici "Weinbergen".

L'ascension nous semble difficile, d'autant que nous sommes un peu fatigués, qu'il n'y a guère de place pour se garer en bordure de route, et qu'il est déjà un peu tard. Nous décidons donc d'aller découvrir à pied le centre de Boppard, où le Rhin est jalonné de somptueux hôtels. Une belle promenade (la "Rhein Allee", au bord du fleuve), nous invite à nous reposer sur un banc, pour y voir passer les bateaux de croisière et de promenade ainsi que les péniches.
Nous reprenons ensuite la voiture pour aller voir en amont de St Goar, le Château de Kaub, sur l'île de Pfalz, avant de revenir à l'hôtel pour dîner et dormir.

Lundi 30 avril

Levées à 7h, nous jetons un regard par la fenêtre, et observons avec une immense satisfaction que le soleil brille et que notre croisière sur le Rhin, prévue aujourd'hui, s'annonce sous les meilleurs auspices.
Après le petit déjeuner, et quelques pas dans St Goar, nous embarquons à 10h15 sur le superbe et assez futuriste bateau "RPR Eins Enterprise", qui doit nous mener jusqu'à Rüdesheim, sur cette partie du Rhin, que l'on nomme le "Rhin Romantique", tellement elle est charmante avec son Rocher de la Loreley (devant lequel on nous fait écouter le célèbre chant de la Loreley, adapté du poème de Heinrich Heine), et ses Burgen, qui dominent le Rhin au milieu des vignobles en pente.

Le Rhin (l'un des plus longs fleuves d'Europe : 1320 km) prend sa source en Suisse, dans le massif du Saint-Gotthard: deux rivières, le Vorderrhein (Rhin antérieur) et l'Hinterrhein (Rhin postérieur) qui se rejoignent, sont considérées par les uns ou par les autres comme l'origine du grand fleuve.

L'Hinterrhein, dans les premiers kilomètres de son cours, traverse une des gorges les plus célèbres du monde, la Via Mala. Ensuite, pendant plusieurs dizaines de kilomètres, le parcours alpin du Rhin sert de frontière entre la Suisse et l'Autriche, avant de constituer le lac de Constance.
 

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A partir de là, le fleuve quitte son allure torrentueuse et sert de frontière entre Constance et Bâle entre la Suisse et l'Allemagne.
A partir de Bâle, le Rhin devient navigable. En servant de frontière entre la France et l'Allemagne, il s'écoule à travers ce qu'on appelle le "fossé du Rhin supérieur". Cette partie du cours du fleuve a fait l'objet, depuis le XIXème siècle, d'aménagements nombreux, en particulier pour prévenir les inconvénients de ses crues trop violentes (digues, canaux).
A niveau de Mayence et de Wiesbaden, le Rhin pénètre dans le "massif schisteux rhénan". Sur sa rive droite, il arrose le Rheingau et les collines du Taunus. 
Au niveau de Bingen, au confluent de la Nahe, il doit se frayer un passage à travers le "Binger Loch", (le "trou de Bingen"), vallée encaissée d'une centaine de kilomètres qui conduit jusqu'à Bonn. C'est dans cette portion de son cours que se trouve le fameux "rocher de la Lorelei". Il franchit ensuite les dernières collines de son parcours, les Siebengebirge (les Sept Montagnes), où se trouve le Drachenfels.

A la hauteur de Bonn, le Rhin s'engage dans une vaste plaine - cette immense étendue qui couvre tout le nord de l'Europe - et franchit la frontière qui sépare l'Allemagne des Pays-Bas. Là, il se divise en deux bras, le Waal et le Lek, qui constituent un delta, avant de se jeter, abondamment canalisé, dans la Mer du Nord.

Le temps est merveilleux et nous attrapons des coups de soleil d'autant que nous sommes sur le pont du bateau pour profiter de la vue magnifique qui s'offre à nous et prendre des photos.
Nous atteignons Rüdesheim à 13 heures, où nous flânons dans la "Drosselgasse" (mot à mot : rue des merles) avant de déjeuner sous les marronniers dans le Biergarten du Restaurant "Der Lindenwirt", tellement la température est agréable. Malgré un repas un peu décevant et un peu long, nous apprécions ces instants de détente, dans un environnement vraiment dépaysant et tellement typique de la région du Rhin.
Nous flânons ensuite dans la Drosselgasse, où les touristes débarquant des bateaux sont de plus en plus nombreux. Cette rue est particulièrement typique, car elle est assez étroite, les enseignes en fer forgé sont splendides, et les magasins de souvenirs et les caves à vin innombrables Un passage obligé pour le touriste en voyage sur le Rhin
Notre retour sur St Goar s'effectue à bord du bateau à vapeur "Goethe", nostalgique à souhait !
Pleinement satisfaits de notre croisière et du temps estival qui nous a accompagné tout au long de cette journée, nous dînons avant de nous coucher vers 21h30, espérant que la journée suivante sera tout aussi réussie!

Mardi 1er mai

Après un copieux petit déjeuner, nous partons un peu avant 9 heures pour prendre le bac qui relie St Goar à St Goarshausen et monter au célèbre Rocher de la Lorelei, pour y faire une très agréable promenade dans les sentiers boisés, avant de découvrir la statue de granit, devant le Berghotel de la Lorelei.
 
Die Loreley

Ich weiß nicht was soll es bedeuten,
Dass ich so traurig bin.
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.

Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließet der Rhein.
Der Gipfel des Berges funkelt im Abendsonnenschein.

Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar
Ihr goldenes Geschmeide blitzet
Sie kämmt ihr goldenes Haar.

Sie kämmt es mit goldenem Kamme
Und singt ein Lied dabei ;
Das hat eine wundersame,
Gewaltige Melodei.

Den Schiffer in kleinem Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh, er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur hinauf in die Höh’.

Ich glaube, die Wellen verschlingen,
Am Ende Schiffer und Kahn,
Und das hat mit ihrem Singen
Die Loreley getan.

(Heinrich Heine 1823)


 
"Je ne sais ce que cela veut dire,
de me sentir si triste,
Une légende du temps passé,
Occupe tout le jour mes pensées…"

C'est en ces termes, traduits en français par leur auteur lui-même, qu'Heinrich Heine (1797-1856) commence le fameux poème qui établit la légende de la Lorelei. C'est la plus célèbre des poésies inspirées par le Rhin, si connue que beaucoup d'Allemands - et de Français- la croient une chanson populaire. La magicienne, qui sévirait au pied d'une falaise en amont de St Goarshausen, sur la rive droite du Rhin, jolie sirène aux longs cheveux d'or qui envoûte les bateliers avec sa douce mélodie et cause leur perte, existe pourtant de fraîche date: elle a été créée par Clemens Brentano dans "Godwi" (1800-1802). Le poème d'Heinrich Heine, mis en musique en 1840 par F. Silcher, va cependant lui assurer une immense popularité et faire croire à une origine qui se perd dans la nuit des temps.
Ainsi, ce rocher légendaire de la Lorelei, qui domine le fleuve de ses 132m, est devenu le symbole du Rhin romantique, et occupe une place de choix dans la littérature allemande.

La statue du Berghotel, bien que très jolie, n'étant pas celle qui apparaît sur les cartes postales de St Goarshausen, il semble évident qu'une autre existe dans un autre endroit. 


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Renseignements pris, il s'avère que la statue en question se trouve à l'extrémité du chemin de halage situé en bordure du Rhin, et sur lequel nous décidons de nous rendre, malgré les centaines de marche à descendre depuis le Rocher de la Lorelei.
La statue fut sculptée et offerte à St Goarshausen par la Princesse Youssoupov. Après quelques photos, et malgré notre fatigue après une si longue marche, nous décidons, Andrée et moi de remonter courageusement ensemble le rocher, pour récupérer la voiture, tandis que Jeannot, Maman et Lakmé trop fatigués, restent en bas à nous attendre.
Après cet ultime effort sous une température estivale, nous rebroussons chemin sur le village de St Goarshausen, assez banal, disons-le.
Nous continuons donc notre route en direction de Braubach, avant de déjeuner dans un "Schnellimbiss" (snack rapide) en bordure du Rhin, et savourer saucisses et Kartoffelsalat (salade de pommes de terre).
Nous continuons ensuite notre promenade en voiture vers le Château de Marksburg, mais l'ascension depuis le parking jusqu'au Château s'avérant apparemment assez longue, nous renonçons, d'autant que notre promenade du matin a épuisé nos ressources physiques.
Nous traversons le Rhin à Koblenz, avant de faire une halte pour nous désaltérer à la Brasserie "Königsbacher" où est organisée une fête de la Bière durant tout le week-end du 1er mai.
La chaleur s'intensifie et le temps devient lourd, et c'est ainsi que nous allons à Rhens, nous reposer sur la promenade en bordure du Rhin, pour y voir, une nouvelle fois, passer les bateaux de croisière, véritables forteresses flottantes, et les péniches.

L'après midi s'achève à Bad Salzig, une petite ville thermale, avec une promenade dans le Kurpark, où Andrée et Jeannot découvrent un parcours de "mini-golf pour fainéants" (mini-golf à hauteur d'homme!). Les prés sont en fleurs, et le paysage bucolique nous invite à faire quelques photos, avant de rentrer sur St Goar pour dîner.

Mercredi 2 mai

Le soleil de nouveau au rendez-vous, nous partons vers 9 heures pour Mainz (Mayence), où nous arrivons un peu avant 11 heures, suite à un embouteillage. Après s'être garés au parking souterrain du Rathaus, dans la partie réservée aux dames (Frauenparkplatz), nous nous promenons dans les rues piétonnes, avant d'aller visiter la Cathédrale romane.

Mainz est une ville pittoresque et assez aérée, particulièrement typique par ses maisons à colombage dans les quartiers anciens.

Mayence (Mainz) : Jadis siège épiscopal de princes-électeurs influents, Mayence, promue en 1949 capitale du Land de Rhénanie-Palatinat, jouit, au confluent du Rhin et du Main, d'un site favorable au commerce. C'est le premier marché du vin en Allemagne et le théâtre d'un carnaval fameux pour ses facéties, retransmises dans toute l'Allemagne.
La gloire de Mayence est Gutenberg, le père de l'imprimerie moderne.

Nous déjeunons à la Brasserie "Eis Grub Brau", recommandée par le Guide du Routard, et dont nous nous souviendrons, les salades servies étant particulièrement copieuses.
L'estomac bien rempli, une petite promenade digestive dans le parc situé derrière la brasserie est bienvenue et nous succombons même au plaisir enfantin d'une partie de balançoire.
Nous décidons d'aller visiter la Stephankirche, mais celle-ci est malheureusement fermée, ce qui nous oblige à rebrousser chemin pour nous rendre à la Malakoff-Terrasse, une superbe promenade sur les bords du Rhin.
 
Il fait chaud, mais nous décidons quand même de retourner dans le centre-ville à la recherche de chaussures pour Maman, qui souhaite acheter des sandales allemandes confortables, dont nous avons relevé la publicité dans un magazine allemand, il y a quelques semaines.
Malgré nos recherches, Maman revient bredouille, mais Andrée, quant à elle, achètera des "Birkenstockschuhe" dont le Guide du Routard lui a révélé l'existence la veille au soir (il s'agit une sorte de sandales orthopédiques, très à la mode chez nos amis allemands; très confortables, elles existent dans toutes les couleurs, se portent avec tout, et durent toute une vie!).
Nous repartons vers 16h30 en direction de St Goar, en passant par Assmanhausen, pour monter à la statue de la Germania (Niederwalddenkmal) et frapper monnaie à l'effigie de ce monument.

Le monument du Niederwald fut érigé entre 1877 et 1883 pour commémorer le rétablissement de l'empire allemand en 1871. La statue de la Germania pèse à elle seule 32 tonnes. 
A ses pieds, un bas-relief en bronze réunit, autour de l'empereur Guillaume 1er, le chancelier Bismarck, les princes allemands, et les corps d'armée. 
De l'esplanade, la vue porte sur le vignoble, Bingen et le confluent de la Nahe, et dans le lointain, les hauteurs du Palatinat.
Retour sur St Goar par le bac de Kaub vers 18h30. Dîner.


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Jeudi 3 mai

Encore une belle journée qui s'annonce, et c'est ainsi que nous décidons de remonter (en voiture!) au Rocher de la Lorelei, pour refaire une promenade dans la forêt, avant d'acheter quelques souvenirs et de frapper monnaie à l'effigie de la Lorelei.
La température est digne d'une belle journée d'été, et notre circuit dans la région de la Lahn s'annonce bien. Nous traversons Nasstätten, avant de faire une halte dans le pittoresque village de Nassau, et de déjeuner (dans un restaurant italien !) dans la très jolie station thermale de Bad Ems.

Bad Ems : Cette station thermale réputée, où sont traitées les affections rhino-pharyngés, reçu à plusieurs reprises Guillaume 1er, roi de Prusse puis empereur d'Allemagne.
On se rappelle l'entrevue du 13 juillet 1870, au cours de laquelle Guillaume 1er refusa à l'ambassadeur de France, Benedetti, d'interdire "à tout jamais" aux Hohenzollern de prétendre au trône d'Espagne. Sa dépêche, tronquée et divulguée par Bismarck, précipitera les hostilités franco-allemandes de 1870.

Après une promenade dans le Kurpark, et quelques photos devant le Casino et la statue de l'empereur Guillaume 1er, nous retournons sur Koblenz, pour continuer notre visite de la ville et notre recherche de chaussures pour Maman et moi-même, d'autant que l'achat de sandales d'été se fait plus pressant, la chaleur continuant de s'imposer, malgré les menaces toujours pessimistes de Maman, nous promettant un "grain", qui, fort heureusement ne viendra jamais.
Nous finissons par trouver chaussures à nos pieds (!), à la grande satisfaction de Jeannot, qui se voyait condamné à errer encore trois jours au long des vitrines. Enchantées par nos achats et stupéfaits de voir qu'il est d'usage, ici, de proposer des rafraîchissements à la clientèle, nous continuons notre visite de Koblenz, à la recherche des principaux monuments indiqués sur notre plan, même si cela n'est pas forcément très simple, toutes les rues n'y étant pas répertoriées.
 
Revenues en fin d'après-midi sur St Goar, nous nous arrêtons pour y déguster un "Maibowle", boisson traditionnelle du mois de mai, à base de vin pétillant, particulièrement rafraîchissante. Les effets du vin sont immédiats : Maman et moi avons les jambes coupées, mais Andrée et Jeannot résistent plutôt bien !
Retour à l'hôtel pour dîner, même si nous n'avons plus très faim. A noter que les repas à l'hôtel sont extrêmement copieux et variés, et toujours, Rhin oblige, accompagnés, selon le cas, d'un petit vin de pays, ou d'une bière, si la journée a été difficile ou chaude

Regrettant quelque peu de n'avoir pas imité Andrée dans l'achat de ses Birkenstockschuhe, et la fin des vacances approchant, je me promets de faire demain, au grand dam de Jeannot sans doute, un nouveau petit saut chez les marchands de chaussures de Bingen, pour en ramener une paire

Vendredi 4 mai

Nous partons à 8h 45 pour Bingen, après nous être préalablement arrêtés au magasin de souvenirs de la Lorelei, situé à côté de l'hôtel.
Le centre-ville de Bingen est assez agréable, avec ses rues piétonnes, et après trois essais infructueux, nous finissons par trouver une paire de Birkenstockschuhe, clôturant ainsi notre recherche de chaussures.
Nous pouvons donc continuer notre promenade vers Rüdesheim, en passant le bac. En effet, nous avons décidé de fêter notre dernière journée ici, dans un sympathique restaurant de la Drosselgasse, "Bei Hannelore", où nous dégustons des omelettes aux asperges, au son de la musique rhénane. L'ambiance et le vin aidant, Andrée et Jeannot, ainsi que Maman et Lakmé, se laissent aller à quelques pas de danse.
Après le repas, nous achetons quelques bouteilles de vin du Rhin, avant d'aller passer un petit moment dans le parc où se situe une table d'orientation.
 

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Le beau temps toujours de la partie, le retour s'effectue par la Lorelei-Burgenstrasse, quelque peu difficile à suivre, étant donné le rare fléchage ! Après pas mal de difficultés et un peu d'énervement, nous finissons par trouver un superbe point de vue sur le Rhin et trois Châteaux, le Burg Katz (le Château du Chat), le Burg Maus (le Château de la Souris) et le Burg Rheinfels.
S'apercevant qu'il nous reste encore un peu de temps avant le dîner, nous décidons de reprendre le bac pour St Goar et d'aller voir le Burg Rheinfels de plus près, d'où la vue sur le Rhin et les environs est, une nouvelle fois, superbe !
Tristes de constater que nos vacances rhénanes tirent à leur fin, nous invitons Andrée et Jeannot, à venir déguster l'apéritif "les larmes de la Loreley" (die Lorelei Tränen) dans notre chambre, avant de dîner, et de régler notre séjour, au moyen de nos Travellers chèques, sous l'oeil particulièrement soupçonneux de la patronne de l'hôtel.

Samedi 5 mai

Après notre dernier petit déjeuner, nous chargeons les bagages et quittons l'hôtel "Loreleyblick"vers 9h15.
Après un dernier petit arrêt pour liquider nos dernières pièces de monnaie, au petit magasin de souvenirs, situé à côté de l'hôtel, nous prenons la route, cette fois-ci, de la Sarre, par Kaiserslautern et Saarbrücken.
Notre retour sur la France s'effectue sous la pluie et nous atteignons Nancy vers 13 heures et déjeunons d'un croque-monsieur (pour les dames) et d'un sandwich (pour Monsieur) au Buffet de la Gare, avant de nous quitter, et espérant vivement pouvoir repartir ensemble une autre année, tant nous avons bien ri et bien profité, durant ces quelques jours particulièrement ensoleillés outre Rhin.
Andrée et Jeannot doivent reprendre leur train pour Paris, vers 15h50. Ainsi s'achèvent les épopées allemandes de Jeannot avec son sac à dos (dans lequel il portait généreusement les petites laines de ses trois femmes!) et d'Andrée avec ses cartes routières et ses plans(qu'elle lisait même parfois à l'envers) !!!
Nous poursuivons, quant à nous, notre route pour Dijon, où nous ferons halte pour la nuit dans un "Villages Hôtel", après avoir passé la ligne de partage des eaux Méditerrannée/Mer du Nord à 16h07.
La pluie ne nous permettant pas de visiter Dijon, nous restons dans notre chambre, un peu tristes de devoir rentrer.

Dimanche 6 mai

La pluie faiblissant quelque peu, nous visitons Dijon en voiture après notre petit déjeuner, avant de continuer notre route sur Mâcon, où nous avons décidé de déjeuner à la Maison des Vins.
Le mauvais temps est malheureusement bien présent sur la France, ce qui ne fait qu'ajouter à notre tristesse de rentrer. Nous nous consolons en nous disant que les prochaines vacances ne sont plus très loin (encore 8 semaines!) et arrivons à Aix vers 16h30.
 
 

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