Nous sommes enfin arrivés dans notre
petit paradis.
Il est 17h quand nous entrons dans Süderlügum,
à la recherche de la Westerstrasse. Pas si facile à trouver,
mais cela nous permet de repérer un peu les lieux : un village allemand,
où tout est propre et à sa place. De minuscules rues tranquilles
(zone 30) bordées de belles maisons parfaitement entretenues, de
même que jardins et pelouses.
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Arrivés au numéro 8, nous
restons bouche bée en découvrant que la belle maison
à toit de chaume est à nous, avec jardin et petit
portail blanc donnant sur la rue, les Johannsen habitant une aile plus
récente sur le côté.
Nous nous retrouvons soudain assis sur un confortable canapé, buvant le café offert par nos hôtes, Hans et Kjestine, incroyablement hospitaliers et heureux de faire connaître leur région … Même s’ils parlent trop vite à mon goût, et bien sûr uniquement en allemand ! Pour finir, Kjestine me fera une bise chaleureuse, avant de nous laisser soudain seuls, avec beaucoup de discrétion : la grande classe ! Nous restons quelque peu éberlués d’être les seuls maîtres de cette petite maison bleue au toit de chaume, entièrement équipée (TV grand écran, mini-chaine, plaque à induction et four à micro-ondes inclus). Et décorée avec un goût très sûr par Kjestine, dans des dégradés de bleus très “danois”, elle même étant d’origine Danoise. |
Partons ensuite pour la corvée de
courses, Süderlügum comptant plus d’une dizaine de supermarchés,
du fait de sa position de ville frontalière.
Comme nous l’a expliqué Hans, les
Danois viennent ici faire leur shopping, remplissant leurs coffres de cigarettes,
alcool et autres nourritures terrestres, bien meilleur marché que
dans leur pays, où la TVA est à 24% (tiens, pour une fois,
la France n’est pas le pays le plus taxé !)
Essayons le “SKY Discount”, où nous
serons agréablement surpris de trouver des produits en moyenne 30%
moins chers qu’en hypermarché français. Mais sont-ils bons
? La réponse est oui, (malheureusement !), comme nous le constaterons
bientôt, assis sous la lampe à la petite table de notre petite
cuisine entièrement équipée. La plupart des produits
premier prix se révélera être de très bonne
qualité : un jambon de Forêt Noire fumé avec du goût,
des saucisses bien croquantes, des yaourts délicieux, légers
et digestes et du pain aux céréales … à démoder
nos baguettes et autres ficelles sans goût.
Après une soirée “comme à
la maison” sur le canapé confortable, devant la TV (en allemand,
certes) et en écoutant la radio (on ne se refuse rien : surtout
que nous avons trouvé une "Radio Nora" qui diffuse "les meilleurs
hit des années 60, 70 et 80" !), au lit dans la petite chambre
(au grand lit à deux matelas) de notre petite maison bleue.
Mercredi 4 septembre
Vers 14h30, un timide soleil pointant son
nez, nous partons en voiture vers la Réserve d’oiseaux dont nous
a parlé Hans Johannsen : via Aventoft (où nous repérons
une piste cyclable prometteuse ; bien longue) et ses jolies maisons à
toit de chaume. Direction Klanxbüll, où le vent souffle plus
fort, à l’approche de la Nordsee (mer du Nord). Bientôt, la
route se termine sur un talus herbeux derrière lequel il doit y
avoir la mer. C’est une digue de protection !
A 16h, enfin la mer, à Dagebüll,
qui n’est rien d’autre qu’un port de départ des ferries pour les
fameuses îles de la Mer du Nord. Le moindre parking y est payant
et il n’y a rien à voir … repartons en suivant toujours la “Deich”
(digue) verdoyante et ses heureux moutons bien gras.
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… ainsi qu’un magnifique autocar des années 60, de la marque allemande Ruger : son toit transparent doit offrir aux passagers une vue panoramique… | ![]() ![]() |
| La Wattenmeer | Le Watt est né de dépôts
de sable datant de la dernière glaciation et se modifie encore aujourd'hui.
À l'embouchure de l'Elbe, la largeur des "terres inondables" peut
atteindre 20km entre le continent et la mer. On les appelle ainsi car avec
la marée, une grande nappe d'eau les recouvre et s'écoule
lors du reflux.
D’où ce paysage humide et sablonneux, unique au monde. Le Parc national de la mer des Wadden a été créé au Schleswig-Holstein en 1985. Il commence au nord près de la frontière danoise et se termine au sud près de l’embouchure de l’Elbe. Il couvre 441 000 ha, ce qui en fait le plus grand parc national de l’Allemagne et la plus grande aire de repos pour oiseaux migrateurs de toute l’Europe. Pour en savoir plus : wattenmeer-nationalpark.de/themen/life/fr.htm |
Le retour “zur Hause” (à notre maison
!) est rafraichissant car le froid tombe dès que le soleil disparait.
Hallucination : un Français de la
Loire (42) dans un Renault Scenic (ce sera le seul et unique de notre séjour
!).
Après quelques courses chez Spar
- dont une pizza à 1,5 euros qui se révèlera délicieuse
… et par contre un demi-pain aux oignons très cher (1,35 euros)
mais nous avons fait l’erreur d’oublier qu’ici, on ne mange pas de pain
avec le repas, donc c’est un luxe - nous regagnons à pied notre
maison, à laquelle je commence à m’attacher sérieusement
!
| Nous chaussons nos rollers et c’est
parti pour deux heures de course sur cette merveilleuse piste au revêtement
parfait, qui ondule à travers les champs cultivés en suivant
le tracé de la route.
Une sensation incroyable, d’être ainsi en pleine nature, caressés par un doux soleil, respirant cet air enivrant si pur mêlé aux odeurs d’herbes, sans personne à l’horizon, si ce n’est en tout et pour tout deux vélos et trois piétons. Aucune comparaison avec notre Prom’ (“Promenade des Anglais” pour les initiés) niçoise surpeuplée - et indisciplinée : ici, on respecte le vélo, il est même prioritaire ! |
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Après la douche et le déjeuner,
nous repartons aussitôt en voiture, sans le toit, pour profiter d’un
temps toujours radieux (pourvu que ça dure).
En route pour le Danemark : dès l’ex-frontière,
à 3 kilomètres, nous quittons le pays de la perfection, le
revêtement devenant un poil moins parfait, les abords un peu moins
bien tondus, la nature un brin moins entretenue. Empêchés
d’entrer dans Tønder pour cause de travaux routiers, nous mettons
cap au Nord, direction Ballum.
Au premier coup d’oeil, le Danemark nous
apparait comme un pays moins moderne, plus agricole (ici on vend partout
des “Kartofler”), moins tourné vers l’avenir que l’Allemagne.
Vendredi 6 septembre
Levés à 9h (la fatigue du roller
!), le ciel se dégage bientôt tandis que nous trainassons
autour de la table du Frühstück, encore ébahis de la qualité
des produits premier prix allemands : pain, céréales, confiture,
crême, jus de fruits multivitamines sont de qualité supérieure
à moitié prix !
Fins prêts à midi (!), nous
retirons des euros au distributeur du coin (vive l’Euro !) et prenons de
l’essence chez “notre” vieux pompiste bonhomme en saloppette bleue (il
vend le super 95 à un euro !) avant de prendre la route 5, un confortable
tapis de velours rectiligne, direction Husum.
Nous regardons, un peu interloqués,
une Golf conduite par un jeune du coin, arrêtée à un
stop, qui … recule de quelques dizaines de centimètres car, non
pas gênant la circulation mais peut-être trop avancé
par rapport à la position idéale ? Pour moi, le perfectionniste
allemand dans toute sa splendeur !
- “Das Weg ist klar : aufwärt”
(le chemin est clair : en haut !) proclame Stoïber … Clair, en tous
cas, pour lui !
De retour “zu Hause”, vers 19h, pour une
soirée détente-télé-radio sur l’énorme
canapé du salon et le fauteuil relax en cuir (mon préféré),
tous deux plutôt laids à mon goût mais tellement confortables
!
Dehors, une pluie aussi soudaine que violente,
qui s’arrête brusquement, avant de reprendre : bizarre … mais idéale
pour arroser les luxuriants massifs de fleurs devant notre fenêtre.
Samedi 7 septembre
Le soleil semble aujourd’hui plutôt
paresseux, pointant son nez entre deux nuages. Le temps se stabilisant
ensuite, nous décidons de partir pour Rømø, cette
île danoise tant vantée par Kjestine, avec deux Brötchen
en guise de pic-nic.
Toujours par l’incontournable nationale
5, où nous croisons autant d’Allemands que de Danois, mais cette
fois cap au Nord. Un bon vent doux souffle sur la vaste plaine verte, tandis
que la circulation diminue à l’approche du pont donnant accès
à l’île de Rømø. Un pont, ou plutôt une
chaussée surélevée au dessus de la Wattenmeer. Un
paysage unique que cette Wattenmeer, mi-terre, mi-mer peuplée de
moutons dodus, lande vert-gris et mer brun-bleu-gris.
Plus loin, ayant repris la voiture, nous
trouvons une belle table de bois pour un petit pic-nic bien ventilé
- le vent est omniprésent dans cette région de la Mer du
Nord.
Dimanche 8 septembre
Un beau dimanche s'annonce (grand soleil
et air caressant), idéal pour l'exploration (sans le toit) du "Flensburger
Förde", (le fjord de Flensburg), un bras de l'"Ostsee" (mer Baltique)
qui fait frontière entre Allemagne et Danemark. Partons pour le
côté danois, par Burkal et Krusa, en traversant des sous-bois
et des champs de maïs, en croisant une vieille ferme de 1927 repeinte
de frais ainsi qu'une vraie blonde en vélo (garantie blonde, sans
les racines noires !).
Pour le retour, nous choisissons la route
d'Aabenraa, toujours caressés par cet air si doux, à travers
champs bruns, jaunes et verts avec parfois des échappées
mer. L'entrée d'Aabenraa est gâchée par une cheminée
d'usine imposante … Mais cette usine grise et rouge hyper-moderne et clean
se révèle travailler pour l'agro-alimentaire : pas de quoi
craindre les vapeurs de pollution !
Il est plus de 18h quand nous retraversons la frontière, accueillis par un panneau annonçant - non, pas un slogan politique cette fois mais touristique ; "Schleswig Holstein, Land der Horizonte" (pays de l'horizon). Et c'est vrai que c'est un des charmes de ce coin : les vastes horizons…
Lundi 9 septembre
Le soleil étant de nouveau là,
nous nous levons aux aurores (8h !) pour une matinée rollers, motivés
par cette merveilleuse piste de velours, déserte, qui traverse des
champs tranquille, entre vaches et moutons, avec cet air si pur et tonique,
sous cette lumière blanche déjà nordique et ce ciel
bleu pâle … Nous nous sentons comme drogués, "accros" !
Nous le recroiserons plus tard, dans le bled,
cet idiot, (un jeune à cheveux longs sortant d'une ferme) mais il
m'aura entendu le traiter de "Schweinhund !", même s'il baisse la
tête : assassin, nazi !!! A part ça, ce fut une fantastique
épopée en rollers …
Après une bonne douche, et un déjeuner
en goûtant aux délicieuses tomates du jardin apportées
dans la matinée par Kjestine, nous décidons de finir l'après-midi
à Flensburg, jolie ville portuaire sur la Baltique dont nous avons
gardé un bon souvenir.
Et c'est reparti, saluant au passage nos
voisins d'à côté, un couple retraité en train
de ratisser une pelouse déjà parfaite - dans la Frise du
Nord, on dit "Moin" pour dire bonjour.
En plus, ce parking est gratuit après
16h, comme nous le fait remarquer un jeune sympathique, alors que nous
cherchions notre monnaie… Nous resterons deux heures à sillonner
la très longue rue piétonne pavée, qui traverse Flensburg
de part en part : à admirer ses façades à pignon dont
certaines très anciennes (1774), et à faire du lèche-vitrine
(sans entrer, les magasins fermant à 18h). Comme en-cas, nous goûterons
un "bretzel fourré au jambon-fromage" très exotique, et ma
foi pas mauvais.
Le retour se fait par la nationale 199,
plein ouest, face au soleil couchant, une boule de feu jaune puis rouge
dans un ciel sans nuage. Encore une magnifique journée.
Mardi 10 septembre
Ce matin, j'observe par la petite fenêtre
de notre petite cuisine, nos hôtes s'activer dans le jardin : c'est
vrai que pour avoir des massifs de fleurs aussi flamboyants, il faut s'en
occuper. Discrets, ils ne jettent pas un oeil sur nous à l'intérieur
…
Après la corvée de courses
chez SKY Discount (une corvée bon marché : 27 euros), nous
mettons le cap au nord, vers le Danemark qui, décidément,
nous plait bien. Avec l'idée de "monter" jusqu'à Esbjerg,
un port sur la Mer du Nord, et de revoir Ribe, la plus ancienne ville du
pays, si pittoresque.
Faisons au plus court, par la nationale,
tandis que je me fais la réflexion que le Danemark est un pays très
nature, très écolo, en même temps que protégé,
à l'abri du vaste monde, et souhaitant le rester : et on le comprend
!
Si Esbjerg est un gros port (Havn) de pêche
industrielle, et d'embarquement pour l'Angleterre, pas très touristique,
il possède une plage, au nord qui vaut le voyage : ma carte, cette
fois, avait raison !
Sur la nationale, nous apprécions
les nombreux parkings "écolos", avec tables en bois protégées
de haies et WC portatifs bien clean (sans eaux mais nettoyés tous
les jours et aérés par une porte coulissante qui reste ouverte).
En même temps que le soleil descend
sur l'horizon, nous prenons le chemin du retour vers l'Allemagne : nous
sommes "à la maison" peu avant 20h. Pour dîner, des Bratwürste
bien croquantes accompagnées des délicieuses tomates de Kjestine.
A la télé sur CNN, on parle
de "l'anniversaire" du 11 septembre, les Américains sont en alerte
sur tous les fronts. Abominable commémoration.
Mercredi 11 septembre
Enfin prêts à 11h, un doux soleil
de nouveau au rendez-vous, nous recevons la visite de Kjestine qui nous
invite pour prendre le café vendredi à 15h (ce que je comprends
enfin après lui avoir fait répéter trois fois : elle
parle trop vite).
Une heure plus tard, les cartes postales
enfin envoyées - les timbres ici s'achetant à un guichet
de la Deutsche Post situé … à l'entrée du SPAR -
nous décidons de retourner à Flensburg, sans le toit, par
un temps idéalement beau. Juste quelques morceaux de "coton" dans
le ciel, jouant avec le soleil.
Voici de nouveau Aabenraa, où nous
cherchons une table pour pique-niquer. Comme la seule table, située
sur la plage voisine, est occupée, on se contentera d'un banc face
à la mer, où nous avalons nos Brötchen, fouettés
par le vent du large. Dès qu'elle se libère, nous prenons
possession de la table pour manger le dessert (un yaourt aux fruits … mais
allemand, c'est à dire léger et raffiné), les pieds
dans le sable, Instant délicieux, chauffés par le soleil
et bien à l'abri du vent, où l'on regarde avec admiration
plusieurs courageux baigneurs s'ébrouer dans la Baltique. C'est
vrai qu'elle est tiède, quand on y trempe les pieds mais de là
à se jeter à l'eau !
Notons que cette jolie plage fait face à
l'énorme usine d'Aabenraa mais, comme dit précédement,
c'est une usine propre, sans odeur.
Avant de repartir, je croise sur le parking
une famille de Danois (?) aux yeux bridés : ils me dévisagent
avec curiosité et c'est réciproque … Le temps que je comprenne
qu'il viennent sans doute du Groenland (et non des grandes plaines d'Amérique
!)
Mais il faut rentrer, ce que nous ferons
par le chemin des écoliers, coupant cette fois par l'intérieur
des terres, respirant cet air pur parfumé à l'herbe. Encore
une belle journée.
A la télé, nous assistons
sur CNN aux commémorations du 11 septembre partout dans le monde
: de quoi verser encore une larme sur le sort de ces pauvres innocents
qui ont payé pour la folie humaine (ou plutôt inhumaine).
Jeudi 12 septembre
Le temps étant toujours radieux ("kein
Regen", pas de pluie, a dit la météo), nous décidons
de rouler encore un peu, côté allemand cette fois, jusqu'à
la péninsule de Sankt Peter Ording, sur la mer du Nord.
Après avoir fait le plein chez l'homme
à la salopette, nous cherchons un distributeur de monnaie qui ne
prenne pas de commission : car nous venons de constater que plusieurs banques
font payer une "com" (entre 1 et 2%) - bien sûr, ceci n'étant
expliqué qu'en allemand, j'ai recours à mon dictionnaire
de poche. C'est à Niebüll que nous dégottons enfin une
"VR Bank" à notre goût. Puis, c'est reparti, sous un soleil
amical, par la nationale 5 : je ne me lasse pas d'admirer le revêtement
parfait, le tracé parfait, le marquage parfait, la piste cyclable
parfaite et la nature parfaitement entretenue (!)
Arrivés à Sankt peter Ording,
déception : il n'y a là que d'immenses parkings entourées
de haies (pour le vent), la mer étant (sans doute) loin, très
loin, tout au bout de chemins qui cheminent à perte de vue !
Pas le temps … Trop loin, tant pis : nous
repartons, quittant sans regret cet endroit sans caractère - les
plages sont peut-être belles mais pas assez accessibles et l'immense
zone de résidences secondaires ne présente à nos yeux
aucun intérêt.
Reprenons les toutes petites route pour rentrer,
par Ostenfeld et ses forêts d'éoliennes, Joldelund et ses
tracteurs : c'est la vrai campagne qui sent la vache. A Bredstedt, nous
faisons une rapide visite de cette ville pittoresque, pavée, avec
ses jolies maisons basses à pignon dont l'une, repeinte en jaune
vif, date du 18ème siècle. Avant de rentrer "zur Hause",
vivifiés mais pas frigorifiés avec nos vitres remontées.
A la télé, une émission
d'ARTE sur David Bowie, dont l'interview est traduite en allemand : un
bon exercice !
| Vendredi 13 septembre
Pour notre dernier jour dans notre "Haüschen"
(petite maison), le temps restant au beau fixe, nous partons pour une ultime
ballade en rollers (malgré mon appréhension de "tomber" sur
un autre dingue en voiture). Nous retrouvons nos habitudes, notre parking
sous l'église pour une troisième épopée (au
moins 14 kilomètres) de deux heures, par un temps positivement idéal.
Disons "au revoir" aux moutons qui nous regardent passer.
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A 15 heures sonnantes, (essayons d'être
ponctuels comme des Allemands), nous sonnons chez les Johannsen, nous attendant
à un petit café avec, surtout, la note du séjour à
payer … Que non, les Johannsen sont beaucoup plus "classe" que ça
!
Nous sommes vraiment invités, autour
d'une jolie table avec nappe brillante, à goûter différents
gâteaux danois, accompagnés de café servi dans de la
porcelaine fine !
Le "pudding" danois de Kjestine se révèlera
délicieux et aérien (rien à voir avec sa version anglaise),
de même que la conversation des Johannsen : la grande classe …
C'est là que nous apprendrons un
peu leur vie : mariés depuis 40 ans, trois grands enfants, Hans
à la retraite à cause de problèmes de santé
(diabète), après avoir travaillé en tant que civil
pour l'armée.
Il connait Nice pour y être passé
… en 1956, quand il avait 20 ans ! Kjestine ayant élevé ses
enfants sans travailler (c'était mieux pour eux, pense-t-elle) :
toujours est-il qu'elle a l'air bien dans sa peau et heureuse de sa condition.
Un couple qui fait plaisir à voir … Et si naturellement hospitalier.
Apparement, nous ne sommes pas les seuls à les apprécier,
certains de leurs hôtes étant revenus … plus de dix fois pour
louer cette merveilleuse petite maison !
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