CARNET DE VOYAGE/novembre 2002
 

Week-end en Forêt Noire :  Todtmoos… typisch Schwarzwald !

Malgré la pluie et les frimas de novembre, Cécile repart sur la route. 
Direction cette fois, la Forêt Noire.  Suivez-la dans l'exploration du joli village de Todtmoos et de son magnifique "Kurpark". Mais aussi dans la visite de Sankt Blasien et de son église baroque, de la maison du docteur Brinkmann, héros de la série TV "la clinique de la Forêt Noire"  ou encore sur les bords champêtres du lac Titisee.  Sans oublier de faire ses emplettes au Christkindlmarkt :  pour avoir un avant-goût de Noël  !

Par Cécile Bordeau

Après deux précédentes petites « virées » en Forêt Noire en 1989 et 1991, nous étions désireuses d’y retourner pour une visite plus approfondie, que nous projetons pour le mois de mai prochain. L’étude préalable des différents lieux de séjour à travers les divers sites Internet et les superbes brochures des Offices de Tourisme, entamée depuis quelques semaines déjà, nous a vite laissé entrevoir des propositions de forfaits d’automne très alléchantes, nous incitant ainsi à faire un petit séjour « éclair », qui présentera outre le plaisir qu’il est censé procurer, l’avantage de nous faire une idée du lieu et de l’hôtel convoité pour le printemps prochain.
C’est ainsi qu’une proposition de « forfait-découverte » (Schnupperpauschale) établie par un hôtel 3* de Todtmoos a retenu notre attention. La station semblant disposer d’un certain attrait, et l’hôtel proposant des prestations intéressantes, nous décidons donc de nous y rendre pour la Toussaint.

Vendredi 1er novembre

Le week-end de la Toussaint étant traditionnellement un week-end chargé sur les routes, et la distance à parcourir frôlant les 700 km, nous décidons de quitter Aix-en-Provence vers 5 heures après un petit déjeuner succinct.
 
Possédant déjà la vignette des autoroutes suisses et le trajet par Sisteron-Grenoble-Genève-Lausanne-Berne-Bâle semblant plus approprié pour nous que l’autoroute française, nous décidons de rejoindre notre destination par cette route, d’autant qu’elle présente l’avantage d’être beaucoup moins onéreuse en péage.
Après un trajet sans grande difficulté, quoiqu’un peu long, nous arrivons à Todtmoos, après quelques pauses (notamment sur l’aire suisse d’Estavayer le Lac) et un modeste pique-nique, vers 13h45.
Souhaitant profiter au maximum de notre week-end, nous nous installons brièvement dans notre chambre (n°2) de l’hôtel Waldwinkel - une jolie chambre avec balcon et coin-salon, donnant sur le jardin et la forêt - (conduites dans celle-ci par notre hôtelier qui fait des efforts louables en français pour nous présenter les prestations liées à notre séjour) avant d’aller faire une petite visite du village de Todtmoos.

Todtmoos, une station climatique, située à environ 40km de Fribourg en Brisgau, en Forêt-Noire du Sud (Südschwarzwald) est un paradis de loisirs avec des charmantes vallées, des gorges sauvages et de vastes hauts plateaux. En toutes saisons, le climat exceptionnel incite à la relaxation, au calme du corps et de l’esprit. Paradis pour les randonneurs, Todtmoos est également idéal pour des randonnées à raquettes ou aux flambeaux, l’hiver, mais est surtout connue mondialement pour la « course internationale de chiens de traîneaux » qui a lieu, chaque année, le dernier week-end de janvier.
 
Même si les nuages sont bas, et le soleil absent, Todtmoos nous apparaît comme un pittoresque village, particulièrement calme en ce jour férié, bien que des touristes y soient venus en nombre pour ce week-end prolongé.

Nous flânons dans les rues piétonnes, admirant les vitrines des magasins de souvenirs, ainsi que les alléchantes Konditorei/Bäckerei (pâtisseries-boulangeries) qui proposent outre un vaste choix de petits pains en tous genres (n’oublions pas que l’Allemagne est le royaume de la boulangerie), des gâteaux très tentants, comme la célèbre Schwarzwald Torte (gâteau de la Forêt Noire).

Après quelques pas dans les deux Kurpark du village, nous ne manquons pas non plus de visiter l’église, d’autant qu’il s’agit d’une église de pèlerinage, fort belle, avec sur l’autel, une superbe Vierge habillée. 
 

A notre sortie de l’église, nous avons l’impression de faire un bond en arrière dans le temps, alors que les enfants de chœur et le prêtre en surplis violets, crucifix en tête, reviennent gaiement d’une procession, vraisemblablement célébrée au Cimetière, en ce jour de Toussaint.Ils nous saluent d’un chaleureux « Grüß Gott » !
Disposant encore d’un peu de temps avant le dîner, nous décidons de reprendre la voiture pour aller découvrir les environs immédiats de Todtmoos et plus particulièrement la localité voisine de Bernau, en passant par une jolie route, qui serpente à travers la forêt, revêtue de ses plus beaux atours avec ses feuillages dorés, et les alpages parsemés de fermes typiques de la région.
 
 
Mais la nuit tombe vite et après ce petit circuit, nous rentrons à l’hôtel nous préparer pour le dîner.
Celui-ci sera, pour ce soir, à la carte, notre forfait proposant, par contre demain, un menu aux chandelles 5 plats, point d’orgue de notre forfait.
Après un bon repas, débuté par un plat traditionnel (le bouillon clair aux Maultaschen, grands raviolis souabes) et une sorte de blanquette aux Spätzle, nous allons nous coucher, après cette bonne journée, en terminant la soirée devant la télévision qui diffuse ce soir une belle émission de Volksmusik, en faisant parallèlement une présentation de la région suisse du Matterhorn jusqu’au Tessin.

Samedi 2 novembre

La journée débute aujourd’hui sous une pluie battante. Dommage car j’ai prévu un circuit …
Mais nous ne nous décourageons pas pour autant, et après un petit déjeuner-buffet copieux, dans la très jolie salle de restaurant, nous débutons notre journée par l’achat de cartes postales, les magasins étant à nouveau ouverts.
 
Lors de notre flânerie dans la rue principale du village et après un passage obligé au distributeur de billets, nous sommes bientôt attirées par les vitrines des épiceries, qui proposent déjà ( !) diverses gâteries et friandises de Noël, dont le Christstollen (gâteau de Noël aux raisins) en diverses variations. 
Ne résistant pas plus longtemps à la tentation, nous entrons dans l’un des magasins, sans nous douter encore que nous allons faire notre petit « marché de Noël » en avant-première, avec outre les Christstollen, des vins chauds de Nüremberg, du chocolat de Noël Lindt (n’oublions pas que la frontière suisse est toute proche !), du Sekt, des confitures et du café Mövenpick (qualifié de « divin »).

Notre petit shopping se termine par la boutique d’artisanat local, car nous avons repéré, la veille, à la nuit tombante, de jolies petites maisons de bois illuminées, tout à fait typiques de la région de Forêt Noire. Après un choix difficile étant donnée la diversité des modèles proposés, nous repartons avec une jolie petite église blanche et enneigée, qui illuminera notre maison pendant les soirées d’hiver.
Mais le temps passe vite, et il faut penser à commencer notre circuit, même si malheureusement la pluie ne faiblit pas, bien au contraire.
Nous commençons donc notre petite promenade par une jolie route de forêt, extrêmement bien balisée (comme il est coutume de le remarquer en Allemagne !) et dont les bas-côtés particulièrement bien entretenus et parfaitement rectilignes ne finissent pas de nous étonner, nous, qui y sommes si peu habituées dans notre région méditerranéenne… Comme toujours, force est de constater que les Allemands ont le culte de la propreté et de l’entretien, même dans les campagnes et sur les routes de forêt, les plus reculées …
Un perfectionnisme à vous couper le souffle… que nous devrions tellement imiter !

Après 14 km de route, dans la forêt, nous atteignons St Blasien, une jolie localité, célèbre pour sa cathédrale à coupole, la troisième d’Europe en importance ! Il pleut tellement que nous ne nous décidons pas à nous garer dans le parking souterrain indiqué pour les visiteurs de la cathédrale, préférant, étant donné son éloignement, nous rapprocher le plus possible de l’édifice, quitte à occuper une place réservée au personnel d’une clinique voisine…. Mais nous sommes samedi, les places ne manquent pas, et nous misons sur une désaffection des lieux par la police, particulièrement en ce moment de pluie intense….

C’est ainsi que nous allons visiter la cathédrale, qui étant donnée son architecture en forme de coupole, est de forme circulaire à l’intérieure, tout à fait particulière par son marbre blanc sur les sols et les piliers, ses bancs blancs (peints ainsi pour une parfaite harmonie d’ensemble) et ses plafonds recouverts de fresques.
Nous sommes ébahies par l’importance d’une telle cathédrale, dans une ville pourtant assez petite, mais qui ne manque pas d’attrait, comme en témoignent ses jolies places bordées de grands monuments.
 
 
Au fond du vallon boisé du Hotzenwald, la majestueuse église baroque de St Blasien occupe l’emplacement d’un monastère médiéval fondé en 858 par des moines ermites, dont la communauté rayonna sur toute l’Allemagne du Sud. L’église est enclavée suivant un plan très en faveur à l’époque baroque, au milieu du quadrilatère des anciens bâtiments abbatiaux. Elle fut construite sur les plans de l’architecte français Pierre-Michel d’Ixnard (1726-1795), qui fit élever, à 64m du sol, la coupole centrale derrière un péristyle. 
Par ses dimensions, le dôme est le troisième d’Europe après St Pierre de Rome et les Invalides à Paris. A l’intérieur, la calotte éclairée par des fenêtres à pénétrations est une fausse coupole suspendue au dôme : elle ne prend donc appui qu’en apparence sur les colonnes de la rotonde centrale. 
Derrière le maître-autel s’enfonce le chœur, voûté en berceau.

Mais la pluie intense nous fait malheureusement renoncer à nous promener à pied dans cette sympathique localité, et c’est ainsi que nous y faisons un petit tour en voiture, nous promettant d’y revenir au printemps prochain, si le beau temps est au rendez-vous !
 
Nous continuons notre route en direction du Schluchsee, en faisant préalablement une petite halte à Grafenhausen, car nous souhaitons voir la « Maison du Dr Brinkmann », autrement dit la maison qui a servi au tournage de la célèbre série télévisée « la Clinique de la Forêt Noire », aujourd’hui musée « Hüsli »

Sur un plateau, à mi-chemin entre le Schluchsee et le village de Grafenhausen, nous apercevons bientôt la célèbre maison, que nous repérons facilement, notamment par la présence d’un kiosque à souvenirs situé à proximité immédiate…
La pluie semblant faire une petite pause, nous en profitons pour faire quelques photos, alors que nous faisons le tour de cette jolie maison, découvrant ainsi que les voisins du scénario de la série, ne pouvaient exister, aucune autre maison ne jouxtant la clôture …

Après un rapide achat de cartes postales et d’une cassette vidéo de 2 heures sur la Forêt Noire, nous obligeant à recourir à nouveau au distributeur de billets dans le village de Grafenhausen (désert mais apparemment assez joli, comme en témoigne sa grande place), nous continuons notre route, à nouveau accompagnées par la pluie qui redouble, vers le Schluchsee.

Ce lac modeste à l’origine est devenu, grâce à l’édification d’un barrage, le plus vaste plan d’eau de Forêt Noire. Sur ses rives est édifiée une charmante station thermale, qu’il ne nous est malheureusement pas possible de parcourir à pied, étant donné le mauvais temps…
Nous regrettons que la visibilité soit réduite à ce point, ne permettant pas vraiment de faire la différence entre le ciel et le lac, tellement la grisaille domine….
Mais nous ne nous décourageons pas, et nous décidons, comme prévu, de poursuivre notre route vers Titisee, espérant trouver là-bas de meilleures conditions plus propices à la promenade.

Ce n’est malheureusement pas le cas à notre arrivée en bordure du lac, mais la station, toujours très touristique, attire malgré tout, toujours autant de visiteurs. Titisee n’a pas changé depuis notre dernière visite en 1991, et les magasins de coucous, toujours présents, accueillent toujours les badauds, dont certains repartent avec le célèbre souvenir, qui a fait la renommée de la Forêt Noire, bien au delà des frontières de l’Allemagne.
Nous regrettons à nouveau que le nôtre ne fonctionne plus, et que les réparations soient difficilement envisageables, étant donnée la distance qui nous sépare de cette région.

Malgré la pluie, nous faisons une petite promenade dans cette sympathique station, en passant par le Kurhaus, qui abrite non seulement l’Office du Tourisme, mais aussi les toilettes publiques (toujours d’une propreté irréprochable, comme il se doit dans les pays germaniques !), et un grand hall équipé de confortables canapés et fauteuils à la disposition du public, le tout en libre accès, et d’une remarquable propreté, qu’on n’oserait imaginer chez nous … En tout cas, je le crains, nous ne verrons jamais en France, de telles installations de détente en libre accès pour le public, pour des raisons évidentes qu’il n’est nul besoin d’évoquer ici !
 
 
Sur ce constat, nous allons ensuite nous transporter dans le temps, par la visite du magasin Christkindlmarkt, un fabuleux marché de Noël, qui nous laisse bouche-bée.
Un temple de décorations en tous genres, de petites maison illuminées (plus chères qu’à Todtmoos, on voit que nous sommes dans un lieu hyper-touristique !), qui nous émerveille littéralement, notamment en ce week-end de Toussaint, alors que Noël est encore à plus de 7 semaines !
C’est à regret que nous quittons ce magasin magique, d’autant que la pluie ne cesse décidément pas, et il est bientôt temps de penser à nous restaurer, et surtout à nous réchauffer, l’humidité ambiante augmentant l’impression de froid.
Les restaurants nous apparaissant comme trop onéreux, nous apercevons bientôt un Imbiss, qui nous attire par les bonnes odeurs qu’il diffuse, et qui propose des pommes de terre sautées au fromage blanc (Bratkartoffeln mit Quark), des demi mètres de saucisses (oui, oui, vous avez bien lu, ici, on mange les saucisses au demi-mètre !), et du vin chaud ! Décidément, nous sommes déjà dans l’ambiance de Noël, ce qui n’est pas pour nous déplaire, loin de là …

 
Après cette sympathique collation, et une dernière petite flânerie dans la station jusqu’au « magasin coucou » (que j’appelle ainsi car sa façade n’est autre que celle d’un coucou), nous décidons de quitter Titisee, pour continuer notre circuit par le Feldberg, le point culminant de la Forêt Noire (1493m), heureusement encore sans neige à cette période.
La visibilité est malheureusement extrêmement réduite, et nous ne pouvons donc pas admirer le panorama, qui s’étend normalement, par temps clair, jusqu’aux Alpes.

Nous promettant d’y revenir au printemps, nous continuons notre route sur Todtnau, alors que nous traversons à nouveau de beaux paysages de montagnes, parsemés de belles fermes, sur une superbe route extrêmement bien goudronnée et bien balisée. Alors que nous approchons de Todtmoos, en fin de parcours, nous avons même la chance de découvrir de belles maisons, dont certaines ont encore leurs balcons fleuris.

Nous hésitons à visiter la mine de Todtmoos, mais y renonçons finalement, la nuit tombant et la fraîcheur s’intensifiant. Ce n’est que partie remise… Décidément, il y a beaucoup de choses à voir et à faire, dans cette région, pour autant que le beau temps soit de la partie…
L’après midi tire à sa fin et il est bientôt temps de rentrer à l’hôtel, nous préparer pour notre repas aux chandelles.
Après une journée si humide, si arrosée, c’est un véritable réconfort que nous apportera la jolie salle de restaurant, si « gemütlich », avec ses tables recouvertes de jolies nappes roses, d’un petit bouquet de fleurs (fraîches !), et de chandeliers en argent à trois branches, eux-mêmes délicatement décorés de petites fleurs blanches en papier. Qui pourrait rester insensible à une telle ambiance ? Oui, vraiment, les Allemands savent rendre leurs restaurants raffinés et accueillants. Ainsi, on peut tout oublier, même que le temps puisse être quelquefois inhospitalier …

Une sympathique carte nous est bientôt apportée pour faire notre choix :
 
- Soupe claire aux Maultaschen (la Direction ayant noté que nous avions déjà fait ce choix la veille, aussi s’empresse-t-elle de nous proposer une alternative, ce que nous refusons, appréciant, en ce qui nous concerne, particulièrement ces sympathiques raviolis dans le bouillon).
- Filet de truite fumée au raifort ou camembert frit
- Salade de saison
- Croustade de poisson aux petits légumes ou bœuf Strogonoff
- Poire Belle-Hélène

 

Après ce délicieux (et copieux !) repas, nous faisons une petite promenade digestive jusqu’au distributeur de la Sparkasse du village, car il nous manque 20 Euros pour faire face à la note que nous devons régler le lendemain…
Cette journée bien remplie s’achève devant la télévision, en regardant une belle émission consacré à Helmut Lotti.

Helmut Lotti, c'est un chanteur d'opéra, qui est une étoile montante actuellement. Il est belge, il est très jeune, beau garçon (c'est la coqueluche des mères et grand-mères en Allemagne qui voudraient l'avoir pour fils ou petit fils !) et peut chanter dans tous les registres. C'était d'ailleurs très bien expliqué dans l'émission : il chante du classique mais aussi des chansons plus populaires, du latino classics et des airs modernes, voire même je crois du gospel. Il a chanté en duo avec de nombreux ténors : Andréa Bocelli, Placido Domingo, etc... Pour en savoir plus : helmutlottiofficial.com/

 Dimanche 3 novembre

La pluie n’a malheureusement pas cessé de toute la nuit, mais il fait doux à notre lever, autant que l’on peut s’en rendre compte depuis notre balcon de chambre. La journée débute en écoutant la radio, car nous avons trouvé une sympathique station (Radio Mélodie) qui diffuse des Schlager et des airs de Volksmusik, tout à fait agréables et dépaysants, bien loin des airs diffusés sur les radios françaises, qui sont d’ailleurs plus souvent en anglais qu’en français.
Ici, au contraire, on chante l’amour, le soleil, les papillons, les petits oiseaux : tout respire le bonheur, même les chansons, on sait encore s’émerveiller et se réjouir des choses simples de la vie, qui font le bonheur, tout simplement …  Ici pas de décibels agressifs, on vit la « Gemütlichkeit », jusque dans la musique …

Après le chargement des bagages, il est temps de procéder à quelques derniers petits achats à Todtmoos, notamment deux parts de « Schwarzwald Torte »…que nous dégusterons à notre retour en France, et qui s’avèreront délicieuses et particulièrement légères, bien différentes donc, des pâtisseries du même nom, que l’on tente d’imiter dans notre pays.

Lors de notre dernier envoi de cartes postales, nous observons, qu’ici, la levée du courrier a lieu tous les jours, dimanche y compris. Force est de constater, une fois de plus, que les Allemands ne ménagent pas leur peine : un parfait exemple de service public !
 
 
La matinée s’achève, toujours sous la pluie, par une promenade dans le Kurpark, admirant une fois encore, les superbes couleurs que l’automne donne aux feuillus, regrettant déjà que notre séjour outre-Rhin touche à sa fin.
Nous faisons une courte halte à l’Office du Tourisme, pour y prendre un peu de documentation et quelques autocollants. Celui-ci est fermé le dimanche, mais ici, tout est pensé : tout est laissé à la disposition du public, sur des comptoirs.

La pluie ne semblant pas vouloir cesser (au grand désespoir de notre petite chienne, originaire de Südfrankreich ! - qui, malgré tous  nos efforts pour la protéger, n’aura pas réussi à s’arrêter de trembler pendant trois jours), nous décidons de quitter Todtmoos (à 11h11 !) par la route de Wehr, en bordure de laquelle se trouvent de très nombreuses cascades, et qui longe un torrent, qui a sérieusement grossi depuis notre arrivée l’avant veille, du fait des fortes pluies !

Nous admirons une dernière fois les superbes couleurs de la forêt, que l’on aurait, c’est certain, encore plus appréciées si le beau temps avait été de la partie !
Le trajet du retour s’effectue par la même route qu’à l’aller, avec une circulation fluide dans notre sens, à l’inverse de la direction opposée, qui subit un trafic chargé provoquant quelques accidents.
Après 700 km de route, nous atteignons Aix-en-Provence à 19h45, un peu déçues par le mauvais temps, mais quand même satisfaites de notre voyage qui, une fois de plus, nous a permis d’apprécier la Gemütlichkeit germanique, notamment à travers l’accueil, la gentillesse et la disponibilité de nos hôteliers.
La Forêt-Noire (Schwarzwald) est l’une des régions de villégiatures les plus connues et les plus prisées d’Allemagne. Elle borde le Rhin, et le Neckar et le Danube y ont leur source. Le Lac de Constance, la Suisse, l’Alsace sont à proximité immédiate. Long de 200 km et large de 60, ce massif montagneux qui atteint 1496 mètres au Feldberg, offre un immense espace naturel, des forêts, des torrents, des lacs légendaires, un climat sain et des villes importantes.
Vers l’ouest la montagne s’abaisse rapidement, à l’est elle s’étend vers la région de la Souabe. Au sud, elle est délimitée par la vallée du Rhin, et au nord par l’autoroute Karlsruhe-Pforzheim. Dans les vallées se sont créés des villes et des axes de circulation et sur les hauteurs des villages dispersés. 60% de la surface est boisée mais sur les sommets, on bénéficie parfois d’une vue dégagée jusqu’aux Vosges et aux Alpes.

 

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