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Week-end
en Forêt Noire : Todtmoos… typisch
Schwarzwald !
Malgré la pluie et
les frimas de novembre, Cécile repart sur la route.
Par Cécile Bordeau |
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Après
deux précédentes petites « virées » en
Forêt Noire en 1989 et 1991, nous étions désireuses
d’y retourner pour une visite plus approfondie, que nous projetons pour
le mois de mai prochain. L’étude préalable des différents
lieux de séjour à travers les divers sites Internet et les
superbes brochures des Offices de Tourisme, entamée depuis quelques
semaines déjà, nous a vite laissé entrevoir des propositions
de forfaits d’automne très alléchantes, nous incitant ainsi
à faire un petit séjour « éclair », qui
présentera outre le plaisir qu’il est censé procurer, l’avantage
de nous faire une idée du lieu et de l’hôtel convoité
pour le printemps prochain.
C’est ainsi
qu’une proposition de « forfait-découverte » (Schnupperpauschale)
établie par un hôtel 3* de Todtmoos a retenu notre attention.
La station semblant disposer d’un certain attrait, et l’hôtel proposant
des prestations intéressantes, nous décidons donc de nous
y rendre pour la Toussaint.
Vendredi 1er novembre
Le week-end
de la Toussaint étant traditionnellement un week-end chargé
sur les routes, et la distance à parcourir frôlant les 700
km, nous décidons de quitter Aix-en-Provence vers 5 heures après
un petit déjeuner succinct.
Todtmoos, une
station climatique, située à environ 40km de Fribourg en
Brisgau, en Forêt-Noire du Sud (Südschwarzwald) est un paradis
de loisirs avec des charmantes vallées, des gorges sauvages et de
vastes hauts plateaux. En toutes saisons, le climat exceptionnel incite
à la relaxation, au calme du corps et de l’esprit. Paradis pour
les randonneurs, Todtmoos est également idéal pour des randonnées
à raquettes ou aux flambeaux, l’hiver, mais est surtout connue mondialement
pour la « course internationale de chiens de traîneaux »
qui a lieu, chaque année, le dernier week-end de janvier.
A notre sortie
de l’église, nous avons l’impression de faire un bond en arrière
dans le temps, alors que les enfants de chœur et le prêtre en surplis
violets, crucifix en tête, reviennent gaiement d’une procession,
vraisemblablement célébrée au Cimetière, en
ce jour de Toussaint.Ils nous saluent d’un chaleureux « Grüß
Gott » !
Disposant
encore d’un peu de temps avant le dîner, nous décidons de
reprendre la voiture pour aller découvrir les environs immédiats
de Todtmoos et plus particulièrement la localité voisine
de Bernau, en passant par une jolie route, qui serpente à travers
la forêt, revêtue de ses plus beaux atours avec ses feuillages
dorés, et les alpages parsemés de fermes typiques de la région.
Samedi 2 novembre
La journée
débute aujourd’hui sous une pluie battante. Dommage car j’ai prévu
un circuit …
Mais nous
ne nous décourageons pas pour autant, et après un petit déjeuner-buffet
copieux, dans la très jolie salle de restaurant, nous débutons
notre journée par l’achat de cartes postales, les magasins étant
à nouveau ouverts.
| Lors de notre
flânerie dans la rue principale du village et après un passage
obligé au distributeur de billets, nous sommes bientôt attirées
par les vitrines des épiceries, qui proposent déjà
( !) diverses gâteries et friandises de Noël, dont le Christstollen
(gâteau de Noël aux raisins) en diverses variations.
Ne résistant pas plus longtemps à la tentation, nous entrons dans l’un des magasins, sans nous douter encore que nous allons faire notre petit « marché de Noël » en avant-première, avec outre les Christstollen, des vins chauds de Nüremberg, du chocolat de Noël Lindt (n’oublions pas que la frontière suisse est toute proche !), du Sekt, des confitures et du café Mövenpick (qualifié de « divin »). |
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Notre petit
shopping se termine par la boutique d’artisanat local, car nous avons repéré,
la veille, à la nuit tombante, de jolies petites maisons de bois
illuminées, tout à fait typiques de la région de Forêt
Noire. Après un choix difficile étant donnée la diversité
des modèles proposés, nous repartons avec une jolie petite
église blanche et enneigée, qui illuminera notre maison pendant
les soirées d’hiver.
Mais le temps
passe vite, et il faut penser à commencer notre circuit, même
si malheureusement la pluie ne faiblit pas, bien au contraire.
Nous commençons
donc notre petite promenade par une jolie route de forêt, extrêmement
bien balisée (comme il est coutume de le remarquer en Allemagne !)
et dont les bas-côtés particulièrement bien entretenus
et parfaitement rectilignes ne finissent pas de nous étonner, nous,
qui y sommes si peu habituées dans notre région méditerranéenne…
Comme toujours, force est de constater que les Allemands ont le culte de
la propreté et de l’entretien, même dans les campagnes et
sur les routes de forêt, les plus reculées …
Un perfectionnisme
à vous couper le souffle… que nous devrions tellement imiter !
Après 14 km de route, dans la forêt, nous atteignons St Blasien, une jolie localité, célèbre pour sa cathédrale à coupole, la troisième d’Europe en importance ! Il pleut tellement que nous ne nous décidons pas à nous garer dans le parking souterrain indiqué pour les visiteurs de la cathédrale, préférant, étant donné son éloignement, nous rapprocher le plus possible de l’édifice, quitte à occuper une place réservée au personnel d’une clinique voisine…. Mais nous sommes samedi, les places ne manquent pas, et nous misons sur une désaffection des lieux par la police, particulièrement en ce moment de pluie intense….
C’est ainsi
que nous allons visiter la cathédrale, qui étant donnée
son architecture en forme de coupole, est de forme circulaire à
l’intérieure, tout à fait particulière par son marbre
blanc sur les sols et les piliers, ses bancs blancs (peints ainsi pour
une parfaite harmonie d’ensemble) et ses plafonds recouverts de fresques.
Nous sommes
ébahies par l’importance d’une telle cathédrale, dans une
ville pourtant assez petite, mais qui ne manque pas d’attrait, comme en
témoignent ses jolies places bordées de grands monuments.
Mais la pluie
intense nous fait malheureusement renoncer à nous promener à
pied dans cette sympathique localité, et c’est ainsi que nous y
faisons un petit tour en voiture, nous promettant d’y revenir au printemps
prochain, si le beau temps est au rendez-vous !
Après un rapide achat de cartes postales et d’une cassette vidéo de 2 heures sur la Forêt Noire, nous obligeant à recourir à nouveau au distributeur de billets dans le village de Grafenhausen (désert mais apparemment assez joli, comme en témoigne sa grande place), nous continuons notre route, à nouveau accompagnées par la pluie qui redouble, vers le Schluchsee.
Ce lac modeste
à l’origine est devenu, grâce à l’édification
d’un barrage, le plus vaste plan d’eau de Forêt Noire. Sur ses rives
est édifiée une charmante station thermale, qu’il ne nous
est malheureusement pas possible de parcourir à pied, étant
donné le mauvais temps…
Nous regrettons
que la visibilité soit réduite à ce point, ne permettant
pas vraiment de faire la différence entre le ciel et le lac, tellement
la grisaille domine….
Mais nous
ne nous décourageons pas, et nous décidons, comme prévu,
de poursuivre notre route vers Titisee, espérant trouver là-bas
de meilleures conditions plus propices à la promenade.
Ce n’est malheureusement
pas le cas à notre arrivée en bordure du lac, mais la station,
toujours très touristique, attire malgré tout, toujours autant
de visiteurs. Titisee n’a pas changé depuis notre dernière
visite en 1991, et les magasins de coucous, toujours présents, accueillent
toujours les badauds, dont certains repartent avec le célèbre
souvenir, qui a fait la renommée de la Forêt Noire, bien au
delà des frontières de l’Allemagne.
Nous regrettons
à nouveau que le nôtre ne fonctionne plus, et que les réparations
soient difficilement envisageables, étant donnée la distance
qui nous sépare de cette région.
Malgré
la pluie, nous faisons une petite promenade dans cette sympathique station,
en passant par le Kurhaus, qui abrite non seulement l’Office du Tourisme,
mais aussi les toilettes publiques (toujours d’une propreté irréprochable,
comme il se doit dans les pays germaniques !), et un grand hall équipé
de confortables canapés et fauteuils à la disposition du
public, le tout en libre accès, et d’une remarquable propreté,
qu’on n’oserait imaginer chez nous … En tout cas, je le crains, nous ne
verrons jamais en France, de telles installations de détente en
libre accès pour le public, pour des raisons évidentes qu’il
n’est nul besoin d’évoquer ici !
Nous hésitons
à visiter la mine de Todtmoos, mais y renonçons finalement,
la nuit tombant et la fraîcheur s’intensifiant. Ce n’est que partie
remise… Décidément, il y a beaucoup de choses à voir
et à faire, dans cette région, pour autant que le beau temps
soit de la partie…
L’après
midi tire à sa fin et il est bientôt temps de rentrer à
l’hôtel, nous préparer pour notre repas aux chandelles.
Après
une journée si humide, si arrosée, c’est un véritable
réconfort que nous apportera la jolie salle de restaurant, si « gemütlich »,
avec ses tables recouvertes de jolies nappes roses, d’un petit bouquet
de fleurs (fraîches !), et de chandeliers en argent à trois
branches, eux-mêmes délicatement décorés de
petites fleurs blanches en papier. Qui pourrait rester insensible à
une telle ambiance ? Oui, vraiment, les Allemands savent rendre leurs restaurants
raffinés et accueillants. Ainsi, on peut tout oublier, même
que le temps puisse être quelquefois inhospitalier …
Une sympathique
carte nous est bientôt apportée pour faire notre choix :
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- Soupe claire aux
Maultaschen (la Direction ayant noté que nous avions déjà
fait ce choix la veille, aussi s’empresse-t-elle de nous proposer une alternative,
ce que nous refusons, appréciant, en ce qui nous concerne, particulièrement
ces sympathiques raviolis dans le bouillon).
- Filet de truite fumée au raifort ou camembert frit - Salade de saison - Croustade de poisson aux petits légumes ou bœuf Strogonoff - Poire Belle-Hélène |
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Après
ce délicieux (et copieux !) repas, nous faisons une petite promenade
digestive jusqu’au distributeur de la Sparkasse du village, car il nous
manque 20 Euros pour faire face à la note que nous devons régler
le lendemain…
Cette journée
bien remplie s’achève devant la télévision, en regardant
une belle émission consacré à Helmut Lotti.
Helmut Lotti, c'est un chanteur d'opéra, qui est une étoile montante actuellement. Il est belge, il est très jeune, beau garçon (c'est la coqueluche des mères et grand-mères en Allemagne qui voudraient l'avoir pour fils ou petit fils !) et peut chanter dans tous les registres. C'était d'ailleurs très bien expliqué dans l'émission : il chante du classique mais aussi des chansons plus populaires, du latino classics et des airs modernes, voire même je crois du gospel. Il a chanté en duo avec de nombreux ténors : Andréa Bocelli, Placido Domingo, etc... Pour en savoir plus : helmutlottiofficial.com/
Dimanche 3 novembre
La pluie n’a
malheureusement pas cessé de toute la nuit, mais il fait doux à
notre lever, autant que l’on peut s’en rendre compte depuis notre balcon
de chambre. La journée débute en écoutant la radio,
car nous avons trouvé une sympathique station (Radio Mélodie)
qui diffuse des Schlager et des airs de Volksmusik, tout à fait
agréables et dépaysants, bien loin des airs diffusés
sur les radios françaises, qui sont d’ailleurs plus souvent en anglais
qu’en français.
Ici, au contraire,
on chante l’amour, le soleil, les papillons, les petits oiseaux : tout
respire le bonheur, même les chansons, on sait encore s’émerveiller
et se réjouir des choses simples de la vie, qui font le bonheur,
tout simplement … Ici pas de décibels agressifs, on vit la
« Gemütlichkeit », jusque dans la musique …
Après le chargement des bagages, il est temps de procéder à quelques derniers petits achats à Todtmoos, notamment deux parts de « Schwarzwald Torte »…que nous dégusterons à notre retour en France, et qui s’avèreront délicieuses et particulièrement légères, bien différentes donc, des pâtisseries du même nom, que l’on tente d’imiter dans notre pays.
Lors de notre
dernier envoi de cartes postales, nous observons, qu’ici, la levée
du courrier a lieu tous les jours, dimanche y compris. Force est de constater,
une fois de plus, que les Allemands ne ménagent pas leur peine :
un parfait exemple de service public !
| Nous admirons
une dernière fois les superbes couleurs de la forêt, que l’on
aurait, c’est certain, encore plus appréciées si le beau
temps avait été de la partie !
Le trajet du retour s’effectue par la même route qu’à l’aller, avec une circulation fluide dans notre sens, à l’inverse de la direction opposée, qui subit un trafic chargé provoquant quelques accidents. Après 700 km de route, nous atteignons Aix-en-Provence à 19h45, un peu déçues par le mauvais temps, mais quand même satisfaites de notre voyage qui, une fois de plus, nous a permis d’apprécier la Gemütlichkeit germanique, notamment à travers l’accueil, la gentillesse et la disponibilité de nos hôteliers. |
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| La Forêt-Noire
(Schwarzwald) est l’une des régions de villégiatures les
plus connues et les plus prisées d’Allemagne. Elle borde le Rhin,
et le Neckar et le Danube y ont leur source. Le Lac de Constance, la Suisse,
l’Alsace sont à proximité immédiate. Long de 200 km
et large de 60, ce massif montagneux qui atteint 1496 mètres au
Feldberg, offre un immense espace naturel, des forêts, des torrents,
des lacs légendaires, un climat sain et des villes importantes.
Vers l’ouest la montagne s’abaisse rapidement, à l’est elle s’étend vers la région de la Souabe. Au sud, elle est délimitée par la vallée du Rhin, et au nord par l’autoroute Karlsruhe-Pforzheim. Dans les vallées se sont créés des villes et des axes de circulation et sur les hauteurs des villages dispersés. 60% de la surface est boisée mais sur les sommets, on bénéficie parfois d’une vue dégagée jusqu’aux Vosges et aux Alpes. |
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